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	<title>Prix littéraire Archives - Sur l&#039;Étagère</title>
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	<description>Du bla-bla littéraire sans prise de tête</description>
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		<title>Trois Fois la Colère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 09:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon Bazar sur l'Étagère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>de Laurine Roux. Synopsis &#8211; « Avant toi, il y a eu des fautes. Avec toi, il y en aura. Il faudra réparer. » Le temps des croisades. D’un coup d’épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Laurine Roux.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p class="p1">«<em> Avant toi, il y a eu des fautes. Avec toi, il y en aura. Il faudra réparer.</em> »</p><p class="p1">Le temps des croisades. D’un coup d’épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés des triplés affublés d’une mystérieuse tache au cou. Aucun des enfants – séparés au berceau – ne saura rien des deux autres, jusqu’à ce que le destin les entraîne tous dans une formidable épopée mêlant rébellion, vengeance et soif de justice.</p><p class="p1">Dans <em>Trois fois la colère</em>, Laurine Roux s’empare des grandes questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, l’emprise du passé, les identités à inventer, la réparation des victimes. Le tout campé dans une nature souveraine, symbole de l’amour et de l’espoir.</p>								</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
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									<p data-pm-slice="1 1 []">Que dire !</p><p>J’ai tout de suite été happée par la lecture de ce roman.</p><p>Il nous plonge dans le Moyen Âge et dans une saga familiale intergénérationnelle où la vengeance se prépare et s’insinue au plus profond du sang.</p><p>Hugon, le seigneur de Bure, est un être impitoyable, qui règne en maître et en sang.</p><p>Mais le karma va le rattraper, puisqu’il engendre trois enfants d’un viol.</p><p>Des triplés qui vont graviter autour de lui sans qu’il le sache et j’ai d’ailleurs aimé cette alternance d’histoires.</p><p>Ephraïm, Mange-Ciel et Reine vont avoir un parcours radicalement différent, séparés à la naissance, mais ils finiront tout de même par se recroiser.</p><p>Leur but ? En finir avec leur père, venger leur mère, venger la vie qu’ils ont eue et qu’ils n’ont pas eue, les exactions de leur père et réparer ses erreurs.</p><p>Ce côté médiéval m’a totalement emporté, au temps des croisades et des chasses aux sorcières.</p><p>Tout va vite, le récit est rythmé avec des chapitres courts, teinté de nature et de violence, qui fait la recette de l’époque.</p><p>Même si le vocabulaire est parfois de l’époque, qu’importe parce qu’on finit par comprendre.</p><p>L’autrice dit s’être inspirée ou en tout cas avoir eu l’idée de ce roman après avoir terminé Game of Thrones et Miou serait largement inspirée d’Arya Stark.</p><p>Et c’est quand elle l’a dit que tout est devenu clair, en effet, tout l’univers est là ! ou en tout cas, ses codes !</p><p>Bref, j’ai adoré et je ne peux que recommander cette lecture.</p>								</div>
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									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="https://www.editionsdusonneur.com/livre/trois-fois-la-colere/">Édition du Sonneur</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 256 pages.</h5><h5>Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</h5>								</div>
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		<title>L&#8217;incendiaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 08:47:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Prix littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>de Constance Rivière. Synopsis &#8211; « Quand les sirènes des pompiers ont remplacé le silence de la nuit, quand j’ai senti leur présence d’hommes, je suis partie. J’ai fui sans me retourner. Puisque parler n’avait servi à rien, mes mots mêmes auraient pu se retourner contre moi. Après avoir ignoré mes avertissements, il s’en trouverait [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Constance Rivière.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p>« Quand les sirènes des pompiers ont remplacé le silence de la nuit, quand j’ai senti leur présence d’hommes, je suis partie. J’ai fui sans me retourner. Puisque parler n’avait servi à rien, mes mots mêmes auraient pu se retourner contre moi. Après avoir ignoré mes avertissements, il s’en trouverait bien pour m’en vouloir de ne pas avoir été assez convaincante. Ou : faire de moi la coupable, l’incendiaire. »</p><p>Alexandra revient dans sa ville natale pour travailler dans l’usine de produits chimiques en plein développement. Elle y restera neuf mois, avant de disparaître.</p><p>C’est l’histoire d’une femme qui voit venir le danger, une si petite chose d’abord, à peine perceptible. C’est l’histoire d’une femme qui tente de prévenir et que personne n’écoute.</p><p>C’est aussi l’histoire de celles et ceux qui n’ont rien entendu, rien vu, rien compris. Mais le voulaient-ils ?</p>								</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
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									<p data-pm-slice="1 1 []">Dans ce livre, l’autrice nous raconte comment une jeune femme, Alexandra, va du jour au lendemain influencer sa vie et celle de sa famille, et ce parce qu’elle aura pointé du doigt des problèmes liés à la sécurité sur son lieu de travail.</p><p>Le livre est divisé en trois parties. La première nous montre le cheminement d’Alexandra à trouver la vérité qu’on voulait cacher et comment elle s’y est prise.</p><p>La deuxième est davantage journalistique à retracer le phénomène des lanceurs d’alerte.</p><p>La dernière partie nous montre l’après, la vie d’Alexandra et comment elle vit maintenant que tout a explosé.</p><p>J’ai davantage aimé les deux premières parties. La dernière partie m’a paru un peu inutile car tout le long Alexandra est une femme tenace, qui n’abandonne pas et à la fin elle est réduite au silence. Évidemment, cela allait de soi avec le déroulé de l’histoire, car forcément c’est ce qu’il devait arriver. J’ai cependant trouvé cela dommage car finalement, tous les autres protagonistes s’en sortent bien.</p><p>Le livre nous questionne aussi sur la place de ces lanceurs d’alerte dans la société, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, mais surtout de femmes.</p><p>Bien moins écoutées que leurs homologues masculins, mais surtout sur tout ce processus d’isolation ou cette capacité à les faire passer pour des folles.</p><p>Ce fut intéressant mais j’ai trouvé le récit un peu déséquilibré parfois. Tout est monté en épingle et on aurait presque envie que ce soit plus spectaculaire avec des conséquences plus importantes pour donner raison à Alexandra.</p>								</div>
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									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/lincendiaire-9782234099241/">Stock</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 256 pages.</h5><h5>Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</h5>								</div>
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		<title>Le Crépuscule des Hommes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 16:11:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>de Alfred de Montesquiou. Synopsis &#8211; Chacun connaît les images du procès de Nuremberg, où Göring et vingt autres nazis sont jugés à partir de novembre 1945. Mais que se passe-t-il hors de la salle d&#8217;audience ? Ils sont là : Joseph Kessel, Elsa Triolet, Martha Gellhorn ou encore John Dos Passos, venus assister à [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Alfred de Montesquiou.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p>Chacun connaît les images du procès de Nuremberg, où Göring et vingt autres nazis sont jugés à partir de novembre 1945. Mais que se passe-t-il hors de la salle d&rsquo;audience ?</p><p>Ils sont là : Joseph Kessel, Elsa Triolet, Martha Gellhorn ou encore John Dos Passos, venus assister à ces dix mois où doit oeuvrer la justice. Des dortoirs de l&rsquo;étrange château Faber-Castell, qui loge la presse internationale, aux box des accusés, tous partagent la frénésie des reportages, les frictions entre alliés occidentaux et soviétiques, l&rsquo;effroi que suscite le récit inédit des déportés.</p><p>Avec autant de précision historique que de tension romanesque, Alfred de Montesquiou ressuscite des hommes et des femmes de l&rsquo;ombre, témoins du procès le plus retentissant du XXe siècle.</p>								</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-506db20 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="506db20" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p data-pm-slice="1 1 []">Ce livre nous offre le quotidien des journalistes, tous de vraies personnes ayant réellement existé, qui ont couvert le procès le plus important de l’Histoire : le procès de Nuremberg.</p><p>J’ai beaucoup aimé avoir accès aux coulisses de ce moment juridique qui a fait l’histoire et qui ne s’est pas seulement concentré sur les accusés/condamnés mais sur ceux qui nous ont permis de vivre ce moment, quel que soit le pays.</p><p>Car effectivement, ce qui rend le récit intéressant, c’est la multitude de reporters internationaux, venus de France, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Union soviétique.</p><p>Alors que l’Allemagne est vaincue, on voit se dessiner des nouvelles relations ou non-relations internationales, les frontières se redessinent et ce partout dans le monde.</p><p>J’ai apprécié cette fraternité éphémère, alors que les tensions ne font que croître entre les gouvernements.</p><p>Chacun est plus ou moins séparé, surtout les Soviétiques et les Allemands, mais à l’extérieur du tribunal, peu importe les convictions politiques, on tisse des liens, bien que fragiles car on sait qu’il faudra un jour rentrer.</p><p>J’ai assez bien pu suivre les événements malgré la multitude de personnages et ce surtout grâce aux adaptations ou sources vidéo. J’entends par là le documentaire Le Procès de Nuremberg, disponible sur Arte, réalisé par le même auteur et qui sert de source au livre, et le film Nuremberg, sorti récemment.</p><p>C’était aussi intéressant de voir que même au sein des nations, des rivalités se nouaient, surtout politiques, et que parfois on essayait de manipuler les preuves ou événements en faveur de l’une ou l’autre nation (le pacte germano-soviétique par exemple).</p><p>Cela nous montre aussi que le processus judiciaire peut être un acte long, lent et laborieux, surtout pour les hommes qui le vivent, et que choisir qui devra vivre ou mourir n’est pas simple.</p>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-e049925 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e049925" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="vhttps://www.lisez.com/livres/le-crepuscule-des-hommes/9782221267660">Robert Laffont</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 384 pages.</h5><h5>Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</h5>								</div>
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				</div>
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		<title>La Maison Vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 14:40:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon Bazar sur l'Étagère]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Créteil]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[Prix littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>de Laurent Mauvignier. Synopsis &#8211; En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Laurent Mauvignier.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p>En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.</p><p>À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.</p><p>Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles.</p><p>Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.</p>								</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
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									<p data-pm-slice="1 1 []">Ce livre est long, ce livre est dense mais ce livre est beau.</p><p>C’est tout ce que j’aime, des histoires de famille dans la grande Histoire. Des peut-être et des c’est sûr.</p><p>L’histoire part d’un homme, d’un homme qui, par son courage, a réussi à assurer l’avenir de générations qui viendront après lui.</p><p>Mais l’histoire ne parle pas d’hommes. Non, elle parle de femmes, de Jeanne-Marie, de Marie-Ernestine, de Marguerite ou bien de Paulette.</p><p>Des femmes qui vont certes être dans l’ombre de ces hommes mais qui vont tout de même tout gérer.</p><p>On parle de femmes dans la Grande Guerre, des femmes qui doivent trouver leur place avant, pendant et après le massacre.</p><p>De femmes à qui on a renié un avenir ou des choix : de se marier ou pas, de faire de la musique ou pas, d’avoir des enfants ou pas.</p><p>Le livre parle des femmes qui subissent et qui ne sont pas heureuses. Qui n’ont pas eu le choix, ni consenti.</p><p>Marie-Ernestine m’a fait de la peine et j’ai compris et ressenti sa colère. J’ai aussi compris Marguerite, sa fille.</p><p>Une rebelle, le mouton noir de la famille qui a dû porter le poids de l’héritage des hommes et notamment son père : le poilu héros de guerre.</p><p>L’écriture est fluide, les phrases sont parfois longues mais elles s’enchaînent bien, on veut savoir la suite et connaître les secrets de la famille qui n’est pas la nôtre.</p><p>On se dit que d’être une femme, surtout à ces époques, n’était pas simple.</p><p>Une sorte d’acceptation parce qu’on ne peut pas plus ni mieux en tant que fille, mère ou grand-mère.</p><p>On relativise et on comprend que les blessures intimes peuvent se transmettre de générations en générations avec plus ou moins d’impacts.</p><p>C’est un très beau livre à lire et à savourer. Mais un conseil, ayez le temps.</p>								</div>
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									<h6>« Il dit combien l&rsquo;art ne sert pas toujours à grandir mais parfois simplement à ne pas mourir. »</h6>								</div>
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									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-La_Maison_vide-3486-1-1-0-1.html">Les Éditions de Minuit</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 752 pages.</h5><h5><span style="font-size: 16px;">Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</span></h5><div id="mp_form_below_posts1" class=" mailpoet_form mailpoet_form_below_posts mailpoet_form_position_ mailpoet_form_animation_ "> </div>								</div>
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		<title>La Collision</title>
		<link>https://surletagere.fr/2026/03/09/la-collision/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon Bazar sur l'Étagère]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Créteil]]></category>
		<category><![CDATA[Prix littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>de Paul Gasnier. Synopsis &#8211; En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80 km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n’a cessé d’être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Paul Gasnier.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p>En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80 km/h.</p><p>Dix ans plus tard, son fils, qui n’a cessé d’être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l’opinion contre l’autre.</p><p>Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d’où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible.</p><p>En décortiquant ce drame familial, Paul Gasnier révèle deux destins qui s’écrivent en parallèle, dans la même ville, et qui s’ignorent jusqu’au jour où ils entrent violemment en collision.</p><p>C’est aussi l’histoire de deux familles qui racontent chacune l’évolution du pays. Un récit en forme d’enquête littéraire qui explore la force de nos convictions quand le réel les met à mal, et les manquements collectifs qui créent l’irrémédiable.</p>								</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
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									<p data-pm-slice="1 1 []">La Collision n’est pas un simple roman, ni une autobiographie d’un moment de vie. C’est plus que ça.</p><p>C’est un essai, une enquête journalistique où l’auteur utilise ses compétences pour décortiquer le terrible accident qui lui a enlevé sa mère dans la fleur de l’âge.</p><p>C’est parfois peut-être un peu trop, ce côté reportage, mais cela apporte des explications nécessaires.</p><p>J’ai bien aimé ces retours en arrière, cette plongée dans les archives d’une enquête. Parce que c’est de cela dont il s’agit, 10 ans plus tard, il est grand temps de devenir acteur et non plus simple spectateur.</p><p>Ce livre ne cherche pas à expliquer, ni à pardonner. D’ailleurs il n’en est jamais question.</p><p>Mais plutôt de comprendre le pourquoi du comment. Comment un jeune peut arriver à devenir ce qu’il est alors que de base il avait tout ou presque pour se sortir de ce déterminisme que lui imposeraient ses origines et son quartier ?</p><p>Tout le monde est convoqué : la famille de la victime, la police, la justice avec les avocats et les juges, l&rsquo;histoire du quartier et de la population, la famille du criminel et les souvenirs.</p><p>Plusieurs facettes d’un même dé qui finira par tomber de la table en pleine lancée. Des trajectoires parallèles, qui finiront par se croiser par le coup du sort.</p><p>Ce qui en ressort selon moi, c’est l’impuissance de tout le monde à rattraper ceux qui tombent. Les éducateurs qui sont en première ligne, qui sont eux-mêmes court-circuités par plus puissants qu’eux. La police qui n’y arrive plus et la violence qui grandit.</p><p>On aimerait trouver la solution, la toucher du doigt et l’attraper, la saisir et l’appliquer, mais il est parfois bien difficile de ramer à contre-courant.</p>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-2548c7e elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="2548c7e" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h6><em>« Avec une soudaineté scandaleuse, la vie vient ouvrir une trappe sur laquelle nous dansions, sans personne auprès de qui déposer réclamation. »</em></h6>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-1e4e365 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1e4e365" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/la-collision/9782073101228">Éditions Gallimard</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 176 pages.</h5><h5>Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</h5>								</div>
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		<title>Quitter Berlioz</title>
		<link>https://surletagere.fr/2026/02/28/quitter-berlioz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon Bazar sur l'Étagère]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Créteil]]></category>
		<category><![CDATA[Prix littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>d&#8217;Emmanuel Flesch. Synopsis &#8211; Younes veut croire en sa dernière chance. À vingt-trois  ans, il sort de prison. Sa libération anticipée est assortie d’un  placement sous surveillance électronique  : chaque soir, après le  travail, il devra rentrer à Berlioz, la cité de son enfance.  Il reprend aussitôt du service comme coursier-moto chez Panam’Expres, où il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1124" class="elementor elementor-1124">
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">d'Emmanuel Flesch.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d73b449 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d73b449" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p>Younes veut croire en sa dernière chance. À vingt-trois  ans, il sort de prison. Sa libération anticipée est assortie d’un  placement sous surveillance électronique  : chaque soir, après le  travail, il devra rentrer à Berlioz, la cité de son enfance.<br />  <br />Il reprend aussitôt du service comme coursier-moto chez Panam’Expres, où il s’apprête à revoir Serge, son meilleur ami.<br />  <br />Ils ont grandi sur la même dalle de béton. Ont fait ensemble les  quatre cents coups. Et, malgré le fossé qui se creusait entre  les communautés, ils sont restés fidèles l’un à l’autre.<br />  <br />Retrouvant tour à tour ses camarades de course, la frénésie parisienne, les périls du dernier kilomètre, Younes s’accroche à cette drôle de liberté, suspendue au joug de son bracelet électronique. Jusqu’au jour où l’amour frappe à sa porte.</p>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-f6cf85d elementor-widget elementor-widget-image" data-id="f6cf85d" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
															<img loading="lazy" width="768" height="1024"  class="attachment-large size-large wp-image-1126" alt="" srcset="https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-768x1024.jpeg 768w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-225x300.jpeg 225w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-1152x1536.jpeg 1152w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-1536x2048.jpeg 1536w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-1320x1760.jpeg 1320w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" / loading="lazy" decoding="async" src="https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9870-768x1024.jpeg">															</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-8cb4691 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8cb4691" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d24ced8 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d24ced8" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p data-pm-slice="1 1 []">Quitter Berlioz, c’est l’histoire de Younes, de Serge, de Boualem et de Marcel.</p><p>C’est l’histoire de jeunes gens et de moins jeunes qui slaloment entre les voitures dans les rues de Paris et sur le périphérique pour livrer des plis et gagner des sous.</p><p>C’est aussi l’histoire d’un quartier, de Berlioz et de ses habitants. Les Maghrébins et les Blancs, qui font le même métier, qui sont ouvriers mais qui ne se mélangent pas.</p><p>Sauf Younes et Serge qui deviennent amis, frères, qui se rapprochent et qui s’éloignent au gré des âges et des expériences de chacun.</p><p>J’ai bien aimé Younes, j’ai aussi bien aimé Serge qui essayent depuis leur plus jeune âge de se détacher de ce qu’ils sont et de ce qu’ils doivent être.</p><p>Younes, très intelligent, de bons résultats à l’école, un avenir prometteur, ne peut cependant pas échapper à la cité, à son frère toxico, et j’ai vraiment espéré tout le long du livre qu’il s’en sorte, qu’il s’en aille loin pour saisir sa chance. Cependant, tout le retient : sa cheville, sa cité, ses fantômes.</p><p>Serge s’en sort mieux que son meilleur ami, plus indépendant mais franchement pas plus courageux. Père violent, famille brisée, Serge est un peu le pilier stable de Younes, le phare dans la nuit, mais tout n’est pas rose.</p><p>En fait, c’est un peu une succession d’actes manqués, de chances non saisies et c’est un peu rageant quelquefois parce que ces personnages, tous autant qu’ils sont (sauf Vincent), méritent mieux et bien plus.</p>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-dad3dea elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="dad3dea" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h6><em>« Le dernier mirage s&rsquo;est évaporé, laissant apparaître dans toute sa nudité, et pour seul horizon, une dalle de béton. »</em></h6>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-9a737e6 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="9a737e6" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="https://www.calmann-levy.fr/livre/quitter-berlioz-9782702188972/">Calmann-Levy</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 256 pages.</h5><h5><span style="font-size: 16px;">Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</span></h5>								</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		<p>The post <a href="https://surletagere.fr/2026/02/28/quitter-berlioz/">Quitter Berlioz</a> appeared first on <a href="https://surletagere.fr">Sur l&#039;Étagère</a>.</p>
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		<title>Quatre Jours Sans Ma Mère</title>
		<link>https://surletagere.fr/2026/02/23/quatre-jours-sans-ma-mere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon Bazar sur l'Étagère]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Créteil]]></category>
		<category><![CDATA[Prix littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>de Ramsès Kefi. Synopsis &#8211; Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s’en va. Pas de dispute, pas se cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné  à la hâte : [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Ramsès Kefi.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p>Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s’en va. Pas de dispute, pas se cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné  à la hâte : « Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. » Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s’effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l’amour et gaspille ses nuits sur un parking avec son meilleur ami, Archie, et d’autres copains cabossés.</p><p>Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l’appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en œuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence avec de maigres indices – une lettre, un chat tigré, une clé rouillée –, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l’histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l’événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l’âge adulte.</p>								</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
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									<p data-pm-slice="1 1 []">Dans Quatre Jours Sans Ma Mère, Ramsès Kefi chamboule la famille et les habitudes. Salmane est un tanguy de 36 ans qui vit donc toujours chez ses parents, dans une tour au 8ᵉ étage.</p><p>Il n’est pas près de partir et alors que la routine suit son cours, c’est sa mère qui prend la poudre d’escampette.</p><p>Elle disparaît du jour au lendemain, sans rien dire et là c’est le drame.</p><p>Amani est la figure centrale de la famille. Elle est là sans être là car son mari et surtout son fils avouent à demi-mots que plus grand monde ne lui prêtait attention.</p><p>À la disparition de la figure féminine, tout le monde s’écroule. Et on peut même dire que dans la famille, tout le monde est un peu handicapé des sentiments.</p><p>Plus personne ne se dit je t’aime, ni ne boit plus de café ensemble.</p><p>J’ai aimé voir au fur et à mesure les différentes personnalités se dévoiler et surtout les secrets ressurgir. On est passé d’une famille orpheline sans racines en Tunisie à une famille plus que nombreuse.</p><p>Salmane se retrouve donc avec sa famille « nucléaire » et une famille élargie et d’un coup, ça ouvre les possibilités.</p><p>Le père semble un personnage retort mais c’est presque celui qui s’ouvre le plus sur la fin.</p><p>Avec le départ d’Amani, la famille est démembrée mais tout reprend sa place. La routine est bousculée et tout est remis en perspective et ce, je pense, pour le meilleur.</p>								</div>
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									<h6><em>« Et puis il y a les codes tacites. Ici, une femme ne se barre pas en laissant un homme à la maison. Elle doit rester, quoi qu&rsquo;il en coûte, quitte à se bousiller elle-même ».</em></h6>								</div>
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									<h5>Date de parution : 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="http://www.philippe-rey.fr/livre-Quatre_jours_sans_ma_mère-655-1-1-0-1.html">Philippe Rey</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 208 pages.</h5><h5>Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</h5>								</div>
					</div>
				</div>
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		<title>Nourrices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon Bazar sur l'Étagère]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Créteil]]></category>
		<category><![CDATA[Prix littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>de Séverine Cressan. Synopsis &#8211; Dans ce village, c’est du corps des femmes qu’on tire l’argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son garçon à peine sevré, accueille chez elle une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé [&#8230;]</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">de Séverine Cressan.</h2>				</div>
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									<h2><em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis</span> &#8211;</em></h2>								</div>
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									<p>Dans ce village, c’est du corps des femmes qu’on tire l’argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son garçon à peine sevré, accueille chez elle une « petite de la ville ».</p><p>Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné et, à ses côtés, un carnet qui raconte son histoire. Elle recueille ce nourrisson avec lequel elle tisse immédiatement un lien fusionnel. Quand la petite dont elle a la garde meurt, Sylvaine décide d’échanger les bébés. L’enfant mystérieuse se substitue à Gladie, l’enfant de la ville qui lui a été confiée…</p><p><br />Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d’une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraîne dans un univers où la nature et l’enchantement ne sont jamais loin et réinvente l’histoire de ces mères invisibles.</p>								</div>
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															<img loading="lazy" width="768" height="1024"  class="attachment-large size-large wp-image-900" alt="" srcset="https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-768x1024.jpeg 768w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-225x300.jpeg 225w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-1152x1536.jpeg 1152w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-1536x2048.jpeg 1536w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-1320x1760.jpeg 1320w, https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" / loading="lazy" decoding="async" src="https://surletagere.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_9653-768x1024.jpeg">															</div>
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									<h3><em><span style="text-decoration: underline;">Mon avis</span> &#8211;</em></h3>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-4df5f28 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4df5f28" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p data-pm-slice="1 1 []">Ce roman nous propose une vision animale du corps de la femme avec tous ses instincts.</p><p>Sylvaine, qui vient d’accoucher, se voit offrir son corps à d’autres enfants qui ne sont pas les siens. Et au-delà de ça, elle l’offre à des hommes qui s’en servent comme moyen de gagner de l’argent au mépris des conséquences.</p><p>L’attachement, l’amour qu’elles devront toutes ou presque, un jour, laisser partir.</p><p>À travers les récits de Sylvaine, Gladie, Faustine, Margot, l’autrice nous propose différents points de vue. De femmes ou d’enfants, qui ne sont pas dupes sur leurs sentiments, les magouilles, les mères ou les enfants.</p><p>Le concept d’exploitation prend tout son sens. Je suis Bourguignonne, aux portes du Morvan, et on a tous déjà entendu parler des nourrices morvandelles. Celles qui partent à la ville, Paris, pour donner leur lait. Il y a limite un petit côté romantique, aventurier de la campagnarde qui monte à la ville. Mais c’est réellement un don de soi.</p><p>Et ce roman le montre bien. Car si elles pouvaient partir, c’est qu’elles devaient abandonner, faire des choix dans l’espoir de gagner un peu d’argent.</p><p>Les enfants sont des objets de transactions, on ne leur demande pas leur avis, ils ne peuvent pas le faire de toute façon.</p><p>Gladie se retrouve ballotée de femmes en femmes, de mères en mères, de foyers en foyers alors qu’elle n’appartient à aucun d’eux en réalité. Si ce n’est à la femme du cahier (récit dont j’ai beaucoup apprécié la lecture tant il est difficile de douter que cela se passait réellement ainsi).</p><p>Gladie, les trouvés, Sylvaine, la Michaude font partie d’un système bien huilé, cruel, mais qui fait vivre malgré tout.</p><p>Enfin, Margot et Gladie font partie d’une chaîne qui se rejoint, chacune faisant partie du fermoir qu’il est impossible de dissocier. L’une était là à la naissance de l’autre et la deuxième à la mort de la première. J’ai trouvé la fin très belle. Comme un cycle qui recommence.</p>								</div>
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									<h6><em>« On disait mot, mais je suis sûre qu&rsquo;on pensait toutes la même chose : qu&rsquo;il faudrait peut-être nous demander notre avis, vu qu&rsquo;on était quand même les premières concernées ».</em></h6>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-6a2363a elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6a2363a" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h5>Date de parution : 21 août 2025.</h5><h5>Maison d&rsquo;édition : <a href="https://www.editionsdalva.fr/livre/nourrices">Éditions Dalva</a>.</h5><h5>Nombre de pages : 272 pages.</h5><h5>Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l&rsquo;Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.</h5>								</div>
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