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Des Souris et des Hommes

de John Steinbeck.

Synopsis

« Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.

– Lâche-moi, cria-t-elle. Mais, lâche-moi donc.

Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.

– Non, j’vous en prie, supplia-t-il. Oh ! J’vous en pris, ne faites pas ça. George se fâcherait.

Elle se débattait vigoureusement sous ses mains.

– Oh ! je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins. »

Mon avis

Dans son court roman Des Souris et des Hommes (prix Nobel 1962), Steinbeck nous emmène en Californie (sa terre natale).

George Milton (le petit homme nerveux) et Lennie Small (alors qu’il n’est pas si petit) sont des ouvriers agricoles travaillant de ranch en ranch pour se faire de l’argent.

George protège Lennie, car oui Lennie est un enfant dans un corps d’adulte, il aime caresser les choses douces comme les petites souris, les petits chiens, le velours ou les cheveux. Mais ce qu’il veut avant tout, c’est de s’occuper des lapins. Les lapins pour Lennie, c’est un peu l’American Dream.

Oui mais voilà, encore une fois, Lennie n’a pas su gérer sa force et George a dû faire un choix pour lui aussi avoir le droit à son rêve américain, son petit lopin de terre.

Il n’y a pas qu’eux bien sûr. Il y a Crooks, le palefrenier afro-américain qui ne se mélange pas aux autres (ou bien est-ce l’inverse) et Candy, l’homme trop handicapé pour travailler mais pas assez pour faire l’homme à tout faire.

Et enfin la femme de Curley, qui pousse au vice et à la faute. Une femme qui semble emprisonnée dans un mariage avec un homme qu’elle n’aime pas (et violent), dans un endroit exclusivement masculin et qui est à la recherche de son moment de gloire sur les planches hollywoodiennes.

Des Souris et des Hommes, c’est un condensé de différents sujets : le handicap mental ou physique, le racisme, la pauvreté, la condition des femmes et c’est un classique à découvrir ou redécouvrir.

« Y a pas besoin d’avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c’est même le contraire. Prends un type qu’est vraiment malin, c’est bien rare qu’il soit un bon gars ».
Année de parution : 1937.
Maison d’édition : Folio.
Nombre de pages : 175 pages.

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