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Le Refuge des Femmes Perdues

de Stacey Halls.

Synopsis

Londres, 1847.

Les temps sont durs pour les femmes perdues. Prostituées, voleuses, fleurs de misère… Tombées au ruisseau, peu d’entre elles peuvent espérer s’en relever – sauf à toquer à Urania Cottage… Ici, sous le haut patronage de l’écrivain Charles Dickens et de sa riche amie Angela Burdett-Coutts, on leur offre de bon coeur l’hospitalité dans un refuge d’un nouveau genre.

Un scandale pour la bonne société londonienne, mais une seconde chance pour toutes ces femmes, à condition bien sûr qu’elles s’en saisissent…

Mon avis

Le Refuge des Femmes Perdues nous fait voyager dans le temps. Dans le Londres de Charles Dickens, dans le Londres de l’ère victorienne où il y a plus de gris que de bleu, plus de charbon que de feu.

J’ai beaucoup aimé la pluralité des portraits de femmes, de la riche héritière Angela aux femmes de rien comme Joséphine, Polly ou Martha.

Si j’ai eu un peu de mal à me lancer et à rentrer dans l’histoire, tout s’est arrangé assez rapidement et j’ai très vite retrouvé l’ambiance de l’ère victorienne, la révolution industrielle.

Cela passe déjà par l’ambiance assez lugubre du roman où tout est plongé dans le gris, dans l’humidité, que ce soit de la prison ou de l’Urania Cottage dans l’hiver.

Le roman nous offre une pluralité d’histoires et de destins centrés sur des femmes qui, par la force des choses, ont dû faire des choix qui les ont fait sortir de ce que la société aurait aimé voir d’elles : des femmes, des épouses et des mères.

J’ai bien plus apprécié les histoires de Polly, Martha et Joséphine qui, même si elles font face, souffrent de leur situation. Voleuses, prostituées, parfois les deux – elles doivent surmonter les obstacles pour survivre au premier sens du terme.

Un peu moins fan de l’histoire d’Angela et de son psychopathe, qui, même s’il a réussi à me surprendre et à donner un autre tournant à l’histoire, je n’ai pas très bien compris d’où sort son obsession pour la jeune fille (bon il ne faut certainement pas chercher la raison mais j’aurais aimé qu’il y en ait une).

Bon, bien évidemment, la perspective de partir dans les colonies pour construire une nouvelle vie nous permet de terminer le roman sur une touche positive et réaliste ! Car oui, de nombreuses femmes ont été envoyées en Australie ou en Inde pour peupler les colonies et offrir un nouveau vivier d’épouses, de mères et d’employées et vider un peu le pays souverain.

Date de parution : 2025.
Maison d’édition : Éditions Pocket.
Nombre de pages : 464 pages.

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