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Hamnet

de Maggie O'Farrell.

Synopsis

On a summer’s day in 1596, a young girl in Stratford-upon-Avon takes to her bed with a sudden fever. Her twin brother, Hamnet, searches everywhere for help. Why is nobody at home?

Their mother, Agnes, is over a mile away, in the garden where she grows medicinal herbs. Their father is working in London.

Neither parent knows that Hamnet will not survive the week.

Hamnet tells the powerful story of Agnes and Will, and of the son whose life has been all but forgotten, but who inspired one of the greatest plays ever written.

Mon avis

Une lecture rapide, en deux jours le livre était terminé.

On met un chouïa de temps à se mettre dans le livre, à s’habituer à l’écriture qui, au final, n’est pas si difficile que ça, et après on ne peut presque plus le lâcher.

Le livre alterne entre le passé et le présent. Le point de départ de la vie d’Hamnet, la rencontre de ses parents. Deux personnes que tout oppose ou presque et qui vont finir par s’aimer profondément. J’ai bien aimé voir les relations que chaque parent entretenait avec sa propre famille et que cette dynamique ne s’est pas prolongée avec la création de leur petite famille.

On a deux époques différentes mais aussi deux ambiances différentes, un peu le « deux salles, deux ambiances ». Le passé était dans ma tête plus lumineux, plus joyeux et le présent plus sombre et plus glauque, une espèce d’urgence.

J’ai adoré le personnage d’Agnes. Une femme forte, qui a toujours su tirer son épingle du jeu. C’est une femme qui a ses mystères, une sorte de voyante, de guérisseuse, mais c’est aussi et surtout une mère qui aime ses enfants incroyablement fort et qui pourrait mourir pour eux.

Elle m’a particulièrement touchée dans sa manière de faire son deuil et dans son incapacité à passer au-delà de la tristesse. Cette impuissance qu’elle a ressentie quand elle n’a pas su protéger tous ses enfants et qu’elle n’a pas su voir les signes.

Une femme qui a su mettre de côté son propre bonheur pour que son mari puisse s’épanouir. Et d’ailleurs, à chaque fois, cela me fascine de voir comment les gens avec si peu de moyens étaient capables de faire autant de choses.

Je ne peux pas me sentir aussi concernée par le sujet de la perte d’un enfant parce que je n’en ai pas, mais j’ose croire et pense que la perte d’un enfant est très bien retranscrite dans le roman.

Car quand on perd un enfant, on perd un morceau de soi. On perd un morceau de la famille, on perd une partie de son identité. On perd aussi des liens familiaux et j’ai trouvé que cette perte de lien était bien montrée entre Agnes et son mari. Un éloignement, comme un maillon de la chaîne qui manque.

Judith aussi perd sa moitié, son jumeau, et il y a comme un sentiment d’imposteur. Elle n’aurait pas dû survivre parce que personne ne la pensait capable de le faire.

J’ai peut-être un peu moins accroché à la fin du roman. La pièce de théâtre m’est comme qui dirait passée au-dessus, parce que, comme Agnes, je n’ai pas vraiment compris le rapport ni le principe. En revanche, je peux comprendre la démarche du père de prolonger la vie de son fils et de le faire revivre chaque soir sur les planches.

C’était un beau roman, qui peut arracher des larmes, et je peux peut-être maintenant me laisser tenter par le film qui a connu beaucoup de succès dernièrement.

Date de sortie : 2021.
Maison d’édition : Tinder Press.
Nombre de pages : 367 pages.

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