de Roukiata Ouedraogo.
Synopsis –
De sa plume, légère et nostalgique, Roukiata raconte avec tendresse et humour son enfance au Burkina-Faso. Les sécheresses écrasantes et les pluies diluviennes, la chaleur de ses habitants, la corruption et la misère. Elle raconte sa famille, l’injustice qui les frappe avec l’arrestation de son père. Mais, surtout, elle raconte sa mère. Cette femme, grande et belle, un « roc » restée seule pour élever ses sept enfants, bataillant pour joindre les deux bouts, en vendant sur le pas de sa porte ses délicieuses galettes. Des galettes au miel qui, pour la jeune Roukiata, auront toujours le goût de l’enfance et du pays natal.
Mon avis –
L’autrice nous offre un roman très personnel, bien évidemment logique puisqu’il s’agit d’une autobiographie.
Elle nous raconte sa vie et surtout son enfance au Burkina Faso, où elle restera longtemps accrochée au dos de sa mère, ce qui lui permettra de traverser le pays.
Ces nombreux voyages ne seront pas sans but puisque sa mère cherchera à tout prix à libérer son mari, emprisonné injustement après des accusations de vol alors qu’il travaillait pour le gouvernement.
C’est grâce à sa femme, qui fera des pieds et des mains, qu’il sera libéré.
Dans une société où il n’est pas rare qu’un homme ait deux femmes, on ressent bien à travers la plume de l’autrice l’attachement et l’amour que se portent ses parents. C’est ici la femme, débrouillarde, qui va tout faire pour redonner la liberté à son mari et une position au sein de la famille et de la société.
C’est aussi l’histoire de l’autrice qui va commencer tôt l’école et va finir par devenir humoriste et chroniqueuse radio. Le graal sera d’être ambassadrice de la francophonie avec ce que tout cela implique.
Le roman est court et alterne entre passé et présent, ce qui donne du rythme au récit. Il ne tombe pas dans le drama et sème même des petites touches d’humour.
La fin du roman m’a particulièrement touché et aborde le sujet de l’excision, encore pratiquée dans certains pays d’Afrique.
C’est un bel hommage aux femmes et aux mères qui font tenir leur famille à bout de bras, qu’elles soient seules ou mal accompagnées.
