de Constance Rivière.
Synopsis –
« Quand les sirènes des pompiers ont remplacé le silence de la nuit, quand j’ai senti leur présence d’hommes, je suis partie. J’ai fui sans me retourner. Puisque parler n’avait servi à rien, mes mots mêmes auraient pu se retourner contre moi. Après avoir ignoré mes avertissements, il s’en trouverait bien pour m’en vouloir de ne pas avoir été assez convaincante. Ou : faire de moi la coupable, l’incendiaire. »
Alexandra revient dans sa ville natale pour travailler dans l’usine de produits chimiques en plein développement. Elle y restera neuf mois, avant de disparaître.
C’est l’histoire d’une femme qui voit venir le danger, une si petite chose d’abord, à peine perceptible. C’est l’histoire d’une femme qui tente de prévenir et que personne n’écoute.
C’est aussi l’histoire de celles et ceux qui n’ont rien entendu, rien vu, rien compris. Mais le voulaient-ils ?
Mon avis –
Dans ce livre, l’autrice nous raconte comment une jeune femme, Alexandra, va du jour au lendemain influencer sa vie et celle de sa famille, et ce parce qu’elle aura pointé du doigt des problèmes liés à la sécurité sur son lieu de travail.
Le livre est divisé en trois parties. La première nous montre le cheminement d’Alexandra à trouver la vérité qu’on voulait cacher et comment elle s’y est prise.
La deuxième est davantage journalistique à retracer le phénomène des lanceurs d’alerte.
La dernière partie nous montre l’après, la vie d’Alexandra et comment elle vit maintenant que tout a explosé.
J’ai davantage aimé les deux premières parties. La dernière partie m’a paru un peu inutile car tout le long Alexandra est une femme tenace, qui n’abandonne pas et à la fin elle est réduite au silence. Évidemment, cela allait de soi avec le déroulé de l’histoire, car forcément c’est ce qu’il devait arriver. J’ai cependant trouvé cela dommage car finalement, tous les autres protagonistes s’en sortent bien.
Le livre nous questionne aussi sur la place de ces lanceurs d’alerte dans la société, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, mais surtout de femmes.
Bien moins écoutées que leurs homologues masculins, mais surtout sur tout ce processus d’isolation ou cette capacité à les faire passer pour des folles.
Ce fut intéressant mais j’ai trouvé le récit un peu déséquilibré parfois. Tout est monté en épingle et on aurait presque envie que ce soit plus spectaculaire avec des conséquences plus importantes pour donner raison à Alexandra.
