de Claire Norton.
Synopsis –
Été 1912.
Dans un champ de blé, une charrette bascule, une femme meurt.
Mais les larmes n’ont pas leur place dans ce monde paysan, où la vie tient au travail incessant des bras et des saisons : à dix-sept ans, Marie Guillou doit taire sa peine et assurer la suite de sa mère, apprendre à son tour le labeur des champs, conduire la demeure familiale. Au sein de ce modeste hameau où vit sa famille, les jeunes filles n’ont pas la possibilité de se plaindre, encore moins d’aimer ou de rêver.
Pourtant, Marie sent en elle le désir d’une autre vie. Attachée à sa terre, émancipée par les romans qu’elle découvre à l’insu de sa famille et secrètement amoureuse, elle avance, silencieuse et révoltée. La guerre qui approche, bouleversant un peu plus encore l’ordre établi, va l’amener à faire des choix qui vont changer son destin, et celui de son village.
Mon avis –
Alors déjà j’ai adoré. Désolée de le dire mais c’est La Maison Vide en moins long et moins chiant (Bon disons que c’est peut-être pas le même principe mais j’ai plus accroché à cette plume, c’est moins galvaudé quoi).
Le roman commence en 1912, en Bretagne à côté de Loudéac d’ailleurs, mes années lycée, autant vous dire que je situais bien le marché et l’hôpital.
On suit une famille, bien bretonne, beurre salée, paysanne qui va vivre un malheur dès le début du roman pour bien donner le ton et après ça n’ira pas forcément en s’améliorant.
C’est un livre sur les femmes et la vie des femmes rurales, ces femmes qui devaient pour ainsi dire subir les hommes et la terre, sans pour autant avoir d’autres perspectives que celle de ravauder, faire à manger, cultiver et faire les marchés.
Marie, seule fille de la famille Guillou aime lire Zola, Hugo, Flaubert, aurait pu partir à Paris mais c’est sans compter sur les hommes et leur envie de jouer aux petits soldats qu’elle se retrouve à ramasser le blé alone avec en plus des dettes contractées par son père avant la mobilisation générale.
Comme les blés, c’est une jeunesse fauchée dans tous les sens du terme : triangle amoureux, jalousie, ragots, emprise, mariage forcé, guerre, tranchées, exécution
