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On Ne Mange Pas les Cannibales

De Stéphanie Artarit.

Synopsis

Pyrénées-Orientales, 1976.


Noël Rivière est le propriétaire d’un zoo familial du sud de la France. Sa vie froide et solitaire se trouve bouleversée lorsqu’il rencontre Bambi, une adolescente livrée à elle-même, qui s’introduit chaque jour dans le parc pour échapper à la misère de son quotidien et à la violence de son frère aîné, Martin. Touché par cette gamine farouche, Rivière décide de lui offrir un emploi, de l’aider, de la protéger jusqu’à faire un choix qui va sceller leurs destins. Car le danger rôde et, sans qu’ils s’en doutent, se rapproche. Et lorsque tout ce qui était beau et tendre aura volé en éclats, la part bestiale des personnages se révèlera dans ce qu’elle a de plus féroce, de plus primaire…

Mon avis

Eh bien j’ai personnellement trouvé que ce polar fonctionnait plutôt bien.

En fait, la première moitié de lecture m’a mis horriblement mal à l’aise dans le sens où les relations entre personnages sont tellement toxiques et illégales que l’atmosphère peut en devenir pesante.

On est sur la famille « tuyau de poêle » comme on dit par chez moi, qui dysfonctionne à fond et j’ai eu de la peine pour Bambi de bout en bout, de la voir coincée dans ce schéma familial.

Quelque peu soulagée de la voir s’extirper de cet enfer non sans séquelles, mon repos fut de courte durée.

Parce que la vengeance est un plat qui se mange froid mais aussi un plan qui peut longtemps se préparer, j’ai trouvé que l’autrice avait su maintenir cette tension à travers Martin.

J’ai trouvé la deuxième moitié du livre un peu plus longue, longue parce que je voulais que Noël, lui aussi se venge et en fasse baver à celui qui lui avait tout pris. Et c’est là aussi que l’on peut se questionner sur les origines du mal, est-ce qu’on peut le cultiver ? Ou bien est-ce que c’est en nous dès le départ ?

En réalité, j’ai bien aimé le contexte du zoo parce que c’est un endroit clos (sans mauvais jeu de mots) et qu’il y a un parallèle entre le comportement animal et le comportement humain, des mimiques mammifères ou des instincts qui se réveillent et des observations croisées.

Et je reviens sur le fait que cette lecture m’ait mise à l’aise par moments. À partir du moment où une lecture suscite de fortes réactions (positives ou négatives, of course), c’est qu’alors l’expérience de lecture est réussie.

Date de parution : 2026.
Maison d’édition : Pocket.
Nombre de pages : 432 pages.

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