de Nathaniel Ian Miller.
Synopsis –
1916. Lassé de sa vie à Stockholm et d’un travail qui lui broie l’âme, le jeune Sven décide de rejoindre le Spitzberg pour assouvir son désir d’exploration. Là-bas, la nuit arctique règne en maîtresse. Les éléments et les animaux y sont aussi grandioses que mortels. Sven rencontre un géologue excentrique, un trappeur finlandais socialiste, un chien plus utile qu’il n’en a l’air et bien d’autres compagnons. Il assiste à la naissance d’un iceberg et apprend l’art de la chasse. Seul face à lui-même, il va explorer ses propres limites pour mieux retrouver la compagnie des hommes.
Une bouleversante aventure, hymne à la nature, aux familles qu’on quitte, à celles qu’on se crée et à celles qui nous retrouvent, même au coeur de l’inhabitable.
Mon avis –
Un roman qui fait sacrément baisser la température et qui nous embarque dans un endroit que je ne connaissais pas, le Spitzberg, une île d’un archipel de Norvège situé dans la mer du Groenland et l’océan Arctique.
Sven, jeune homme d’une vingtaine d’années, rêve de grands espaces et surtout des grandes expéditions dans le Grand Nord. Alors quand sa sœur lui trouve un poste de mineur de charbon à Spitzberg, il saute sur l’occasion.
Mais voilà, les romans sont bien loin de la réalité et s’ensuit une grande désillusion. J’ai bien aimé le fait que le parcours de Sven ne soit pas que réussites et succès, mais plutôt une succession de défis.
J’ai d’autant plus apprécié la deuxième moitié du livre puisque les personnages féminins ont fait leur apparition avec Helga et sa fille. J’ai trouvé ça touchant que la nièce de Sven vienne s’installer dans son fjord et la relation qu’ils ont nouée, déjà dès la plus tendre enfance. Et surtout que celle-ci s’étende à la fille d’Helga.
Bon, j’ai trouvé qu’il y avait quand même quelques longueurs et c’est vrai que parfois j’ai eu du mal à avancer.
En revanche, les petites touches historiques avec les allusions à la guerre civile finlandaise, la Grande Guerre, la montée du fascisme en Allemagne et en Russie, l’antisémitisme et la Seconde Guerre mondiale m’ont paru très intéressantes et permettaient de situer davantage les actions.
Au final, Sven a réussi à se faire sa réputation, parfois malgré lui, en nouant des liens avec des personnages hauts en couleur et de différentes nationalités. J’ai bien aimé McIntyre par exemple. C’est en quelque sorte une belle leçon de vivre ensemble et d’entraide en milieu hostile.
