d'Eric Fouassier.
Synopsis –
Depuis le décès de Clovis, les royaumes francs sont divisés entre trois héritiers qui s’affrontent pour le trône. Lorsque le souverain d’Austrasie est assassiné, sa veuve Brunehilde se retrouve prisonnière en territoire ennemi. Elle devra user de tous les stratagèmes pour survivre à la fureur de sa rivale Frédégonde, qui ne recule devant rien pour asseoir son pouvoir. À Tours, l’évêque Grégoire appelle à l’aide son filleul Arsenius Pontius et Wintrude, la compagne de celuici, et leur demande d’élucider de mystérieux événements. Mais bientôt, les tumultes politiques rattrapent les deux jeunes gens, qui pourraient bien être séparés à jamais. Alliant rigueur historique et inventivité romanesque, Éric Fouassier restitue somptueusement cet âge sombre qui fonda la France, où meurtre, sexe et vengeance sont autant d’instruments de pouvoir.
Mon avis –
J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup mieux que le premier, ou alors j’étais plus dans ma lecture peut-être, mais il y a vraiment une accélération des complots entre maisons royales et des tours de passe-passe assez ingénieux.
Arsenius revient sur le devant de la scène, accompagné de Wintrude. Ils sont toujours amoureux mais j’ai quand même apprécié de voir la Thuringienne se poser des questions sur ce qu’elle a envie de faire maintenant qu’elle est libre et surtout la voir vouloir s’émanciper totalement des hommes (même si c’est pas un grand succès).
Encore une fois, le Moyen-Âge ne fait pas de cadeaux et j’adoooore. C’est violent (attention, hein, je suis pas violente, hein, mais c’est-à-dire que ça colle à l’époque, quoi), on peut mourir à tout moment de pas grand-chose et c’est aussi ça qui amène un petit peu de fragilité dans les personnages.
Frédégonde est THE Cersei du Moyen Âge, elle est impitoyable avec ses ennemis et quand on croit qu’elle est au plus bas, elle renaît de ses cendres, enfin des cendres de ses adversaires, et elle n’épargne personne.
De l’autre côté on a Brunehilde qui n’est pas non plus à prendre avec des pincettes et qui sait manipuler son petit monde. Le pauvre Mérovée en a fait les frais mais aussi, bichette, il est un peu, comment dire, influençable.
J’ai beaucoup aimé lire ces deux tomes qui nous plongent dans une époque dont on a pas forcément l’habitude et qui arrive à intriguer, enfin en tout cas pour moi ça a été le cas et avec de la concentration et Wikipedia, on arrive à suivre les différentes relations entre les personnages. Je recommande !
