de Alfred de Montesquiou.
Synopsis –
Chacun connaît les images du procès de Nuremberg, où Göring et vingt autres nazis sont jugés à partir de novembre 1945. Mais que se passe-t-il hors de la salle d’audience ?
Ils sont là : Joseph Kessel, Elsa Triolet, Martha Gellhorn ou encore John Dos Passos, venus assister à ces dix mois où doit oeuvrer la justice. Des dortoirs de l’étrange château Faber-Castell, qui loge la presse internationale, aux box des accusés, tous partagent la frénésie des reportages, les frictions entre alliés occidentaux et soviétiques, l’effroi que suscite le récit inédit des déportés.
Avec autant de précision historique que de tension romanesque, Alfred de Montesquiou ressuscite des hommes et des femmes de l’ombre, témoins du procès le plus retentissant du XXe siècle.
Mon avis –
Ce livre nous offre le quotidien des journalistes, tous de vraies personnes ayant réellement existé, qui ont couvert le procès le plus important de l’Histoire : le procès de Nuremberg.
J’ai beaucoup aimé avoir accès aux coulisses de ce moment juridique qui a fait l’histoire et qui ne s’est pas seulement concentré sur les accusés/condamnés mais sur ceux qui nous ont permis de vivre ce moment, quel que soit le pays.
Car effectivement, ce qui rend le récit intéressant, c’est la multitude de reporters internationaux, venus de France, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Union soviétique.
Alors que l’Allemagne est vaincue, on voit se dessiner des nouvelles relations ou non-relations internationales, les frontières se redessinent et ce partout dans le monde.
J’ai apprécié cette fraternité éphémère, alors que les tensions ne font que croître entre les gouvernements.
Chacun est plus ou moins séparé, surtout les Soviétiques et les Allemands, mais à l’extérieur du tribunal, peu importe les convictions politiques, on tisse des liens, bien que fragiles car on sait qu’il faudra un jour rentrer.
J’ai assez bien pu suivre les événements malgré la multitude de personnages et ce surtout grâce aux adaptations ou sources vidéo. J’entends par là le documentaire Le Procès de Nuremberg, disponible sur Arte, réalisé par le même auteur et qui sert de source au livre, et le film Nuremberg, sorti récemment.
C’était aussi intéressant de voir que même au sein des nations, des rivalités se nouaient, surtout politiques, et que parfois on essayait de manipuler les preuves ou événements en faveur de l’une ou l’autre nation (le pacte germano-soviétique par exemple).
Cela nous montre aussi que le processus judiciaire peut être un acte long, lent et laborieux, surtout pour les hommes qui le vivent, et que choisir qui devra vivre ou mourir n’est pas simple.
