de Alice Winocour.
Synopsis –
A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise alors le chemin d’Ada, une jeune mannequin sud‐soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle, une maquilleuse française aspirant à une autre vie. Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur manière, les fils de leur propre histoire.
Mon avis –
Coutures aborde le sujet de la mode, de la réalisation et de l’art de manière générale, mais surtout le destin de femmes au sein de cet univers.
On suit Maxine (Angelina Jolie), une réalisatrice américaine de films gothiques qui débarque à Paris pour la Fashion Week. Elle va devoir livrer son projet rapidement pour satisfaire la maison de couture qui a fait appel à elle et va rencontrer sur son chemin d’autres femmes.
Comme Ada (Anyier Anei), qui débarque du Kenya pour s’offrir une carrière dans le mannequinat après que son père lui a renié une carrière dans la pharmacie.
Angèle (Ella Rumpf), la maquilleuse qui rêve de devenir écrivaine et qui voit les coulisses des défilés de mode.
Et Christine (Garance Marillier), la couturière passionnée, la petite main.
Au milieu du monde glamour de la mode, chacune traîne ses problèmes et ses insécurités.
Maxine découvre qu’elle a un cancer du sein (on aura jamais vu des prises de rendez-vous aussi rapides pour des IRM) et doit prendre des décisions alors qu’elle est tiraillée entre son désir de vivre, de faire son prochain film, de renouer des liens avec sa fille.
Ada, qui rentre dans le monde de la mode qu’elle ne connaît pas, et à peine arrivée se heurte aux mesures, aux rivales, aux regards des autres, au manque de sa famille.
Angèle voit son rêve d’écrire anéanti par un homme mais ne relâche pas ses efforts (j’ai d’ailleurs beaucoup aimé ses écrits en narration vers la fin du livre, j’ai trouvé ça très beau).
Christine qui donne de sa personne pour terminer une robe à temps (qui finira trempée en plus).
On peut aussi parler des hommes qui ne sont pas tendres avec leurs homologues féminins. Le médecin qui a peu de tact à l’annonce du diagnostic, les préparateurs de défilés qui ne sont pas patients, les éditeurs qui se croient mieux que tout le monde.
Le film a de très belles images, surtout sur la fin avec le défilé final et la tempête en même temps. Anyier Anei est magnifique.
Le film m’a fait penser au documentaire récemment sorti sur Top Model USA sur Netflix. Tyra Banx qui n’a pas été tendre avec ces jeunes femmes venues chercher le succès sur les podiums et qui ont découvert le monde impitoyable de la mode.
