de Boris Pasternak.
Synopsis –
À l’orée du XXème siècle en Russie, le jeune orphelin Iouri Jivago se destine à la médecine. Emporté par la marche de l’Histoire, cet homme ordinaire traverse la première moitié du siècle et les événements qui modèlent profondément son pays.
Envoyé au front pendant la Première Guerre mondiale, il revient dans un Moscou déchiré par la révolution de 1917, en proie au chaos. Seul repère au milieu de la tempête, Lara, une femme mariée qu’il aimera passionnément, envers et contre tout.
Mon avis –
Quelle déception !
C’est pourtant typiquement le genre de livre que j’adore. Une espèce de fresque historique qui traverse les époques et qui implique plusieurs personnages avec leurs histoires personnelles mêlées à la grande Histoire.
L’auteur s’attaque ici à l’histoire de la Russie, en pleine révolution. Certes, il s’agit de son pays d’origine. Mais que ce fut compliqué à lire !
Alors en soi, j’ai réussi à accrocher à certains passages où l’écriture est fluide et on est vraiment dans la description pure de la vie des personnages, de leurs relations familiales. Mais j’ai été complètement perdu dans les divagations de certains personnages, qui sont parfois (trop) longues.
Le livre aurait pu faire penser à la saga du Siècle de Ken Follett, avec la partie en Russie. Et Dieu sait que le nombre de personnages est impressionnant, mais je n’ai jamais été perdu. Là, entre les prénoms, les surnoms, les raccourcis, les versions masculines/féminines, on peut facilement s’y perdre.
Si on parle des personnages, j’ai pas vraiment accroché à un personnage en particulier. Si ce n’est que j’ai eu de la peine pour le personnage de Tonia qui se fait traiter assez minablement par Jivago. Lui-même, soi-disant médecin mais ne faisant pas vraiment de la médecine à plein temps. Lara qui aime un autre mec mais qui va vivre en concubinage avec Jivago. Et la troisième femme de Jivago qui va perdre son mari et devoir se faire petite à son enterrement pour laisser la place à l’ex.
Bref, c’est vraiment un peu le foutoir et si en plus on n’est pas spécialiste de l’histoire de la Russie on peut s’y perdre entre les Blancs et les Rouges et les factions et les Frères de la Forêt.
Non, c’est comme ça, j’ai pas du tout accroché, quoique j’ai facilement plus aimé la fin que le début et le milieu. Je me félicite tout de même parce que c’est pas non plus un livre de 100 pages et il faut les avaler les 786 pages.
Bon, il se peut que j’aie fait l’impasse sur la dernière partie et les poèmes de Jivago. Je ne suis pas poésie et déjà que les longs monologues sans queue ni tête sont disséminés toutes les trois pages, la poésie c’était de trop.
Si vous aimez la Russie, son histoire, les auteurs russes et les écrits presque philosophiques, c’est ce qu’il vous faut. Sinon…
