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Le Dernier Thé de Maître Sohô

de Cyril Gely.

Synopsis

Juillet 1853. La flotte américaine entre dans la baie d’Edo. La modernité rattrape le Japon. Mais Ibuki, une jeune femme rebelle, n’a qu’un rêve : échapper à sa condition féminine et devenir samouraï.

Elle part en quête d’Akira Sohô, un illustre guerrier qui a délaissé la violence du sabre pour la voie du thé. Leur rencontre sera bien plus qu’un affrontement entre maître et disciple.

Mon avis

Le Dernier Thé de Maître Soho est un récit initiatique.

Ibuki veut devenir samouraï, Ibuki veut changer de vie et se détacher de l’héritage familial : le saké.

Je l’avoue, cette jeune fille m’a fait penser à Mulan. Bien évidemment, nous sommes au Japon et pas en Chine, mais elle se prépare telle une guerrière. Se coupe les cheveux, se bande la poitrine pour devenir un homme.

Elle traverse le Japon, pour espérer toucher du doigt son rêve. Porter un sabre et combattre. Porter l’héritage des célèbres guerriers samouraïs.

Elle savait vers qui aller. Maître Sohô, samouraï déchu, qui a arrêté de se battre. Bon d’accord, il se balade un peu trop à poil, mais n’oublions pas que le monsieur vit tout seul depuis vingt ans, qu’il est à la campagne et qu’Ibuki se faisait passer pour un garçon.

Et Maître Sohô, certes est samouraï, mais c’est aussi un peu le gérant du Palais des thés qu’est le Japon.

Le thé, le carburant du guerrier, l’intérieur et la chaleur du combattant.

J’ai beaucoup aimé le devoir de transmission de maître à élève, d’un peu d’un père à la fille qu’il n’a jamais eu.

Jusqu’au bout, Maître Sohô va protéger son élève, lui transmettre ses secrets et son savoir et la préserver des changements du pays.

En réalité, j’ai trouvé cette lecture touchante. Je ne suis pas réellement « fan » de ce genre de littérature, ça n’est pas mon genre de prédilection, mais les chapitres courts sont agréables à lire. Tout comme l’évolution des personnages.

Ibuki va passer d’une femme quelque peu soumise à la pression familiale et à son héritage, à une femme qui désire s’émanciper. Elle ne va certainement pas sauver la Chine comme Mulan, mais elle va se sauver elle. Et c’est d’autant plus important.

La poésie du thé réside dans ses feuilles, tout comme la poésie du samouraï réside sur sa feuille de riz. Thé et riz, riz et thé. Son passé et son présent se lient. Et c’est elle qui en fait ce qu’elle veut. Que ce soit au Japon, ou pas.

« Le sabre est le coeur… Si ton coeur ne vibre pas, le sabre s’étouffe, s’éteint. Si tu désires apprendre le sabre, tu dois d’abord apprendre le coeur ».
Année de parution : 2025.
Maison d’édition : Éditions Points.
Nombre de pages : 168 pages.
Lecture dans le cadre du Prix des Lecteurs du Meilleur Roman 2026 des éditions Points avec Version Femina – Service Presse.

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