de Khaled Hosseini.
Synopsis –
The unforgettable, heartbreaking story of the unlikely friendship between a wealthy boy and the son of his father’s servant, caught in the tragic sweep of history, The Kite Runnertransports readers to Afghanistan at a tense and crucial moment of change and destruction. A powerful story of friendship, it is also about the power of reading, the price of betrayal, and the possibility of redemption; and an exploration of the power of fathers over sons—their love, their sacrifices, their lies.
Banned Book –
» I thought of a line I’d read somewhere, or maybe I’d heard someone say it: There are a lot of children in Afghanistan, but little childhood. »
Le roman « Les Cerfs-Volants de Kaboul » se place à la huitième place sur dix du livre le plus interdit sur l’année scolaire 2023-2024 avec 73 interdictions selon PEN America. Il arrive aussi à la 11ᵉᵉ place sur 100 des livres les plus contestés et interdits entre 2010 et 2019 selon l’American Association Library.
Le roman est interdit dans 10 États, dont 53 fois dans l’Iowa (again!) sur l’année 2023-2024. Pourquoi ? Pour des scènes décrivant des viols, de la violence et un langage non approprié.
Les Cerfs-Volants de Kaboul est un roman poignant sur, d’abord, l’amitié entre deux jeunes garçons. Amir et Hassan vivent au même endroit, dans la même maison, mais n’ont pas la même condition sociale ni ne sont du même groupe ethnique. L’un sert l’autre, l’un se sert parfois de l’autre.
Amir a du mal à trouver sa place, à se positionner par rapport à son père qui ne comprend pas sa sensibilité et son amour pour les livres. Amir, tout comme Hassan, n’a pas connu sa mère et doit donc se construire en tant que jeune homme, jeune Afghan au père imposant et important.
Cependant, l’harmonie imparfaite qui existait dans la vie des deux jeunes hommes va changer à cause de cerfs-volants. Une course qu’ils gagneront certes, mais qui leur fera perdre un lien de presque fraternité.
Au milieu de tout cela, la guerre vient s’immiscer dans le pays, dans les relations. Amir doit quitter son pays du jour au lendemain et l’expérience américaine lui tend les bras. Il doit tout recommencer de zéro, alors qu’il avait de l’argent en Afghanistan, il doit maintenant faire appel à des aides pour se nourrir. Son père, qui jusque-là n’avait jamais travaillé de ses mains, doit le faire.
Amir a continué sa vie, mais sur le continent de sa naissance la vie s’est arrêtée. Les jeunes enfants deviennent orphelins, les maisons se font détruire, les gens se font lapider en place publique et les hommes doivent porter des barbes. Rien ne sera plus comme avant. Et alors que le père d’Amir critiquait les radicaux religieux, il est maintenant dangereux de le faire.
J’ai beaucoup aimé ce livre malgré les sujets qui y sont traités. Le personnage d’Amir qui semble si sensible et gentil mais qui ne nous fait pas oublier qu’il est plus important qu’Hassan et qui va, par moment, être cruel envers lui.
J’ai été bouleversée (et vraiment je n’ai pas l’habitude de l’être), certaines scènes sont cruelles, crues, horribles mais tellement véridiques. Car, oui, on ne peut pas s’imaginer réellement ce que c’est de vivre en Afghanistan. Mais le livre doit, je pense, nous offrir un échantillon non exhaustif de ce que peuvent vivre les habitants.
La fin du livre était très belle, une boucle bouclée où Amir fait quelque chose pour Hassan, les rôles sont inversés. J’ai vraiment espéré, même si je sais très bien que ce n’est qu’une fiction, que les personnages se reconstruisent, s’aiment et se pardonnent.
Je ne peux que vraiment recommander ce livre où liens familiaux, amitiés, secrets et conflits se rencontrent pour écrire une histoire que seuls des choix peuvent écrire.
