de Michel Bernard.
Synopsis –
En Mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans.
Engagé volontaire, conducteur d’ambulance, il est chargé de transporter jusqu’aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l’offensive allemande.
Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, « l’énorme concerto du front » n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel.
Mon avis –
Je pensais me plonger dans une biographie bien rythmée de Maurice Ravel, le célèbre compositeur français, auteur du célèbre Boléro.
Mais finalement, c’était plutôt Maurice à la guerre. Alors attention hein, j’ai bien lu la quatrième de couverture et je m’y attendais, mais je m’attendais aussi à avoir plus d’incursion dans le passé de l’artiste.
En soi, je n’ai rien contre ce récit centré sur la Grande Guerre parce que ça a clairement influencé le compositeur dans ses œuvres. Mais j’ai eu beaucoup de mal avec le trop-plein de descriptions et le peu de dialogues.
On a bien accès, dans le récit, à ses pensées les plus intimes et profondes, ses ressentis et ses réactions, alors que techniquement, seul lui pouvait les connaître. Alors, j’aurais peut-être aimé avoir deux ou trois dialogues pour rythmer le récit et apporter un peu de vie, autre que le chant des oiseaux.
Même si la partie sur la Première Guerre mondiale était intéressante parce qu’elle montre combien il était important pour Ravel d’aller à la guerre (et ça n’était pas gagné d’avance), j’ai trouvé cela un chouillat long comme dit plus haut, j’aurais aimé avoir des anecdotes sur son enfance, sa famille, d’où il venait et sa vie personnelle.
De plus et pour finir, la mélancolie doit être un trait de caractère inéluctable pour les musiciens et j’ai trouvé Ravel très triste, voire dépressif. On ne peut pas tellement lui en vouloir avec ce qu’il a vu et vécu, mais j’ai l’impression que ça faisait tout de même partie de lui avant le conflit international.
Ce fut une lecture, certes courte, mais peu intéressante et très (trop ?) descriptive selon moi.
