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Yellowface

de Rebecca F.Kuang.

Synopsis

June Hayward et Athena Liu ont étudié ensemble à Yale, ont déménagé à Washington après avoir obtenu leur diplôme et sont toutes les deux écrivaines. Mais alors qu’Athena est une étoile montante de la littérature, June n’est personne. Après tout, qui s’intéresserait aux histoires d’une fille aussi banale qu’elle ?

Lorsqu’elle assiste à la mort d’Athena dans un accident invraisemblable, June agit sans réfléchir et vole le manuscrit que son amie et rivale vient de terminer. Et si June corrigeait le récit et l’envoyait à son agent comme s’il s’agissait de son propre travail ? Et si elle adoptait le nom de Juniper Song et jouait sur l’ambiguïté de son origine ethnique ?

Mais June ne peut échapper à l’ombre d’Athena, et des révélations menacent de faire s’écrouler son succès volé. Jusqu’où sera-t-elle prête à aller pour protéger son secret ?

Mon avis

Yellowface est un thriller incisif qui s’attaque au monde du livre.

Junie est jalouse de son « amie » Athena qui, contrairement à elle, réussit en tant qu’autrice. Bon on va pas se mentir, Athena m’a fait penser à la camarade du collège ou du lycée qui disait sans arrêt qu’elle avait raté le contrôle, tout ça pour se taper la meilleure note de la classe. Elle a un petit côté madame parfaite énervant et je peux comprendre que Junie soit un peu agacée par sa pote.

Quand l’occasion se présente, Junie vole les notes d’Athena et en fait un livre. Mais à quel prix ?

Bon, j’ai beaucoup aimé ce thriller. Les chapitres sont peut-être un chouillat longs mais l’écriture est tellement fluide et le registre tellement simple que les lignes défilent assez facilement.

On se demande si Junie va réussir à vivre avec ce qu’elle a fait et ce malgré les nombreux obstacles sur son chemin. Oui parce que c’est quand même discutable et très limite de voler les idées originales de son amie. Mais surtout, Junie ne lâche pas le morceau !

De manière générale, et bien qu’on ne sache pas réellement si c’est vrai ou pas, le livre nous fait découvrir le monde de l’édition. Un monde qui paraît quand même impitoyable. Plein de petites conventions à respecter là et où les élus sont assez peu nombreux. Cela a quelque chose de décourageant.

Le roman abonde aussi de thèmes plus sérieux comme la légitimité à écrire sur un sujet qui de base ne nous concerne pas parce qu’on a pas la bonne origine ethnique, religion ou autre. On a aussi l’omniprésence des réseaux sociaux qui peuvent faire et défaire des réputations et le racisme.

Ainsi, la fin laisse à penser que Junie est tellement empêtrée dans son mensonge et dans le personnage qu’elle s’est construite, qu’elle ne lâchera jamais l’écriture. Du coup, je me demande si elle sera véritablement capable d’écrire toute seule, sans aide extérieure…

Définition de yellowface selon le Cambridge Dictionary : la pratique consistant pour des acteurs blancs à modifier leur apparence grâce au maquillage afin d’interpréter des personnages d’origine est-asiatique dans des films, des pièces de théâtre, etc. :

Date de parution : 2025.
Maison d’édition : PAL.
Nombre de pages : 352 pages.

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