de Abd al Malik.
Synopsis –
Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits.
Inspiré d’une histoire vraie. Adaptée du livre « L’Affaire de l’esclave Furcy » de Mohammed Aïssaoui.
Mon avis –
J’ai adoré ce biopic qui nous embarque sur l’île Bourbon (La Réunion) où Fury, esclave, découvre qu’en réalité, il ne devrait pas l’être.
On est directement emmené dans les quartiers des esclaves avec leurs manières de vivre, et très rapidement Fury prend les choses en main pour regagner sa liberté.
Les acteurs sont remarquables, que ce soit du côté des esclaves ou du côté des propriétaires terriens.
Makita Samba (Furcy) délivre une très belle performance entre furie de vivre et de s’affranchir et résilience pour arriver à ses fins.
Romain Duris (Gilbert Boucher) sait jouer avec les mots et les manipuler pour faire basculer la balance du côté de son combat : l’abolition de l’esclavage.
Vincent Macaigne (Joseph Lory) réussit très bien son rôle d’antagoniste. Dès le début, on le déteste et on le méprise. Il transpire la cupidité et la suffisance (premier degré).
Une autre mention spéciale pour la bande son et juste LE son qui rend terriblement bien dans un cinéma : les corps qui se traînent, les chants, les tambours, les chaînes et les fouets qui claquent. Tout ça fait qu’on est immergé dans une ambiance qu’on ne peut ignorer.
Bien évidemment, le fond du film est tout aussi important et rend hommage à toutes ces femmes, ces hommes et ces enfants qui se sont et ont été sacrifiés pour la France, emprisonnés dans le Code noir.
« Un esclave n’est pas une personne, un esclave est un meuble. Et on n’a jamais vu une armoire demander justice » (enfin, il me semble que la phrase était comme ça).
