de Michelle Cohen Corasanti.
Synopsis –
Palestine, 1955.
Alors que le conflit israélo-palestinien s’enflamme, le jeune Ahmed découvre la violence et la peur. Le jour de ses douze ans, son père est emprisonné, leur maison brûlée et sur leur misérable lopin de terre, seul demeure un amandier.
Année après année, injustice après injustice, ses frères succombent à la haine. Ahmed, lui, se découvre un véritable don pour ls mathématiques, et lorsqu’il part étudier aux États-Unis, c’est tout un monde nouveau qui s’ouvre à lui. Traversant le siècle, de Jérusalem à Boston et de la colère à l’espoir, Ahmed va transformer son destin.
Mon avis –
Le Rameau d’Amandier de Michelle Cohen Corasanti est une très belle histoire de désir de paix et de changements.
Attention, l’histoire commence très fort, sur un drame et il ne faut que quelques pages pour voir deux vies s’éteindre. L’autrice ne fait donc pas dans la dentelle.
Mais en même temps ? Est-ce que la situation relève du monde des Bisounours ? Pas du tout.
Le livre suit Ahmed, Palestinien qui va être le témoin et même l’acteur des changements que va subir son pays.
Honnêtement, je ne suis absolument pas spécialiste du sujet et jamais je ne prétendrai l’être. Je ne peux pas, puisque je n’y vis pas.
Cependant, il ne faut pas être expert pour voir que, comme le montre très bien le livre, très peu d’enfants palestiniens ont la chance d’avoir une vie normale : aller à l’école, avoir des livres, aller à l’université, avoir un toit au-dessus de leur tête.
La situation est complexe et le roman le montre bien. L’opposition d’Ahmed avec son frère Abbas montre qu’il est parfois difficile de se comprendre et que chacun voit ses intérêts en premier.
Ahmed est chanceux dans son malheur. Soyons honnête, il a vécu des choses horribles mais il a eu la chance d’aller à l’université et même si cela lui a coûté, il a fait des choses incroyables.
Sa collaboration avec le Pr. Sharon ou bien encore son mariage avec Nora sont le symbole d’une amitié et d’une union possible entre deux peuples dont les intérêts sont opposés.
Certaines scènes sont crues. Certaines scènes sont horribles à imaginer. Mais elles sont aujourd’hui le quotidien de nombreux Palestiniens.
Il est vrai qu’il y a un petit air de Cerfs-Volants de Kaboul, livre que j’avais adoré et qui m’avait profondément touché. Des idéaux religieux qui prennent le dessus, un peuple supérieur à un autre, des terres volées et des enfances brisées.
Bon on va pas se mentir, le côté maths et sciences m’ont sorti de ma lecture parce que bon, ça n’est pas mon domaine de prédilection. Si Ahmed avait été poète ou œuvrant dans l’humanitaire ça m’aurait moins dérangé. Oui, je n’aime pas les maths et la physique-chimie, donc les problèmes à rallonge, très peu pour moi.
Il y a parfois quelques petits raccourcis mais j’ai trouvé la fin belle et à la fin de la lecture, on se dit que oui, la paix est une fin en soi et c’est tout ce qu’on espère pour des Khaled, des Amal, des Sara ou des Nora.
