de Megan Chance.
Synopsis –
After her mother’s death, penniless May Kimble lives a lonely life until an aunt she didn’t know existed summons her to San Francisco. There she’s welcomed into the wealthy Sullivan family and their social circle.
Initially overwhelmed by the opulence of her new life, May soon senses that dark mysteries lurk in the shadows of the Sullivan mansion. Her glamorous cousin often disappears in the night. Her aunt wanders about in a laudanum fog. And a maid keeps hinting that May is in danger. Trapped by betrayal, madness, and murder, May stands to lose everything, including her freedom, at the hands of those she trusts most.
Then, on an early April morning, San Francisco comes tumbling down. Out of the smoldering ruins, May embarks on a harrowing road to reclaim what is hers. This tragic twist of fate, along with the help of an intrepid and charismatic journalist, puts vengeance within May’s reach. But will she take it?
Mon avis –
Le Chant de la Vengeance (A Splendid Ruin) est un roman divisé en trois parties.
La première partie nous présente May Kimble et son passé familial trouble. Élevée à Brooklyn par sa mère célibataire, rejetée par la famille de son père sur laquelle elle n’a aucune information, May grandit dans un milieu peu aisé et doit travailler pour subvenir aux besoins de la famille.
À la mort de sa mère, elle se retrouve de l’autre côté du pays, à San Francisco, où sa famille maternelle, dont elle n’avait aussi jamais entendu parler, l’accueille.
Au départ, il est vrai qu’on ne se méfie pas de grand-chose ni de grand monde. On découvre comme May le monde aisé et mondain des Sullivan et bien que tout ne soit pas rose, les soupçons restent loin.
Bien évidemment, au fur et à mesure de la première partie, on voit bien que les choses ne semblent pas être ce qu’elles sont. Tante Florence est vraiment shootée au laudanum tous les jours et quand elle ne l’est pas, elle débloque complet. Goldie est vraiment très sympa, certes, mais elle cache quelque chose en partant tous les soirs de la maison à pas de loup.
Sans compter Shin, la servante qui a perdu un doigt et qui met en garde May sur ses sorties et fréquentations et qui n’ose pas dire la vérité à voix haute.
Bien que la première partie serve à poser le décor du récit : San Francisco, la famille Sullivan et leurs fréquentations mondaines, j’ai trouvé cette partie un peu trop longue. En contrepartie, j’aurais préféré une vengeance plus longue et plus vicieuse de la part de May.
Dans la deuxième partie, May se retrouve enfermée dans un asile pour folles et là permettez-moi de faire un rapprochement avec notre version française : l’hôpital de la Salpêtrière. J’ai beaucoup aimé cette partie, car May essaye de prouver son innocence, de faire comprendre à tout le monde qu’elle n’a rien fait, mais l’engrenage est tellement important que cela la dépasse.
J’ai trouvé aussi intéressant de voir la résilience de May et les stratégies qu’elle met en place pour survivre. Alors qu’elle n’était qu’une jeune fille naïve, au fur et à mesure des brimades et maltraitances qu’elle subit, elle devient une jeune fille rusée et manipulatrice pour pouvoir s’en sortir.
La troisième partie du Chant de la Vengeance commence au moment du terrible tremblement de terre de 1906. L’un des plus terribles de la côte ouest des États-Unis. May profite de cette catastrophe naturelle pour changer de vie et surtout chercher la vengeance qu’elle a planifiée pendant deux ans.
J’ai bien aimé cette dernière partie, mais j’aurais aimé qu’elle dure plus longtemps. Elle est un peu accélérée et selon moi un peu trop gentille. J’ai apprécié le fait que May reçoive de l’aide de Dante, un journaliste mondain craint de tous pour ses remarques singlantes.
La fin du roman s’achève sur une note d’espoir où May peut se prendre à rêver à une vie plus simple maintenant qu’elle sait qui est son père et qu’elle possède sa fortune. Elle a réussi à contrecarrer les plans de son oncle et de sa cousine, mais j’ai trouvé que cela fut trop facile et la fin trop simple.
Enfin, bien que nous n’ayons pas le « plusieurs années plus tard », j’espère que May aura son happy ending et qu’elle pourra devenir une architecte d’intérieur renommée de la côte ouest américaine.
