de Harper Lee.
Synopsis –
Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.
Mon Avis –
Partie I :
La partie une du roman se fait à hauteur d’enfant. Raconté du point de vue de Jean Louise Finch, aussi appelé Scout, le récit se concentre davantage à poser le décor et la présentation des personnages.
L’histoire se situe dans le comté de Maycomb en Alabama. Comté fictif mais néanmoins inspiré d’un vrai lieu, Monroeville, vrai lieu de naissance de l’autrice Harper Lee.
On y rencontre une multitude de personnages, notamment les voisins de la famille Finch, et le récit se limite au quartier de la famille.
J’aime beaucoup le fait que le récit soit raconté du point de vue de Scout, cela rajoute de l’innocence à l’histoire qui va de plus en plus impliquer les adultes et notamment son père, Atticus. Elle a aussi un caractère bien trempé et elle n’aime pas qu’on essaye de la berner ou de la mettre de côté.
La question raciale n’est pas tellement présente dans la première partie, si ce n’est le passé de la famille Finch qui, fut un temps, propriétaire d’une plantation et de quelques esclaves. Bien évidemment, la figure de Calpurnia, la servante noire de la famille.
J’ai trouvé cependant que cette partie se concentrait davantage sur l’organisation de la vie dans les États du Sud, comme l’absence véritable des quatre saisons, le système scolaire et les difficultés financières entretenues par la Grande Dépression des années 30 de plusieurs familles du comté.
Avec Scout, Jem et, dans une moindre mesure, Dill, on est plongé dans ce que peuvent être les préoccupations d’enfants : s’amuser, faire passer l’été, s’occuper de ce que font les voisins, ne pas vouloir aller à l’école ou bien encore faire des bêtises.
On sent déjà que, vers la fin de la première partie, l’ambiance se tend et que le choix d’Atticus de défendre un Afro-Américain aura des répercussions sur la vie des enfants mais aussi sur la vie du comté. Atticus représente un peu la morale de la famille et elle est questionnée via ses enfants.
Partie II :
Dans la partie II, je trouve que la question raciale prend plus d’ampleur. On est toujours à hauteur d’enfant et les faits sont toujours racontés par Scout mais on est cette fois-ci plongés dans l’Alabama et les Jim Crow Laws.
J’ai trouvé la partie du procès très intéressante, Atticus sait que le procès est joué d’avance mais il va tout faire pour démontrer que Tom Robinson est innocent.
Et d’ailleurs, j’ai trouvé ça vraiment bien de montrer le système judiciaire très peu équitable des États du Sud des États-Unis où les Afro-Américains étaient très peu jugés non coupables, surtout quand la partie adverse concernait des Blancs.
Jem et Scout se font l’image du futur et de la jeunesse qui ne comprend pas pourquoi les Noirs ne sont pas traités comme les Blancs et j’ai beaucoup aimé le parallèle avec Hitler en Europe. La maîtresse explique en effet qu’il persécute et met de côté une partie de la population (les juifs en l’occurrence) sur la base de préjugés. Or, c’est le principe même de la ségrégation. « Separate but equal », mais nous savons que dans les faits c’est tout à fait faux.
Finalement la fin permet de faire le tour de tous les personnages du roman et de nous montrer et de faire enfin sortir de l’obscurité Boo Radley. J’ai aimé le fait que cet homme se soit attaché aux enfants qu’il observait de loin et qu’il ait été capable de les sauver de celui qui n’a pas supporté le concept même de justice et de vérité.
Et ça me fait penser, pour finir, que Jem a bien raison et qu’il n’y a pas qu’un seul type de « gens » et que nous sommes, même au sein d’une communauté restreinte, tous rangés dans des catégories et qu’il y en a toujours une supérieure à l’autre.
