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Les Malarazza

d'Ugo Barbàra.

Synopsis

Sicile, 1860. Alors que l’Italie est saisie par la fièvre révolutionnaire, Antonio Montalto prend la décision de céder une partie des vignes et des oliveraies qui ont fait la fortune de sa famille contre un voilier. Tous, à commencer par son épouse Rosaria et ses six enfants, le prennent pour un fou. Lui a compris que le siècle s’ouvrait en Amérique. La famille s’installe à New York, où elle parvient à se faire un nom malgré les batailles fratricides qui déchirent le pays. Rosaria se rend vite compte que les Italiens ne veulent pas déposer leur argent dans les banques américaines et décide donc d’en créer une elle-même. Son audace donnera naissance à un empire. Mais à quel prix ?

Mon avis

Buongiorno a tutti !

Direction la Sicile et les États-Unis où la famille Montalto va déjouer tous les pronostics et devenir l’une des familles italiennes les plus influentes des deux côtés de l’Atlantique (en rajoutant la Méditerranée).

J’ai beaucoup aimé cette saga familiale aux airs d’épopée parce qu’elle ne se concentre justement pas que sur celle-ci mais aussi sur les personnages qui gravitent autour, en bien ou en mal.

Cela va sans dire, Don Antonio Montalto est un homme qui veut toujours plus. Un homme aussi très prolifique au niveau des enfants puisqu’il en laisse un peu partout sur son passage et souvent à son insu.

On a d’un côté l’histoire de la Sicile, cette île italienne qui va voir les affrontements entre les Savoie et les Bourboniens, et il est vrai qu’il faut pouvoir suivre à qui vont les allégeances car souvent les personnages jouent sur deux tableaux.

Il est intéressant de voir comment les relations se sont créées et comment les rapports de forces se faisaient à l’époque. Les hors-la-loi et les bonnes gens qui mènent une vie tout à fait différente.

Le récit commence à s’accélérer à partir du moment où la famille décide de partir aux États-Unis. Peut-être que ça va avec le bourdonnement de la ville de New York, mais j’ai vraiment aimé cette partie parce que je pouvais très bien m’imaginer les scènes et les conditions de vie.

L’histoire américaine entre donc en jeu. Les personnages arrivent au moment de la guerre de Sécession et la question de l’esclavage y est posée et le positionnement des personnages est intéressant Là aussi, on joue sur plusieurs tableaux.

Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié dans ce roman, c’est que les personnages ne sont pas cantonnés à une classe sociale ou à une position qu’on leur impose de par leur naissance. Des deux côtés de l’océan, chacun réussit socialement et économiquement.

Donna Rosaria est je crois mon personnage préféré parce qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds ni par son mari, ni par ses enfants, ni par quiconque et surtout elle a su s’émanciper en tant que femme. Déjà en Italie en exerçant un métier à elle puis à New York, en déjouant à peu près tous les obstacles qui pouvaient lui barrer le chemin.

Elle ne laissera pas les personnes qui lui sont chères subir le destin qu’impose un sexe ou une condition économique et j’ai trouvé touchante la manière dont elle traitait Bianca. Une servante autant qu’une fille et qu’elle n’a jamais enfermé dans ce rôle, lui offrant l’opportunité d’être plus.

Les personnages secondaires sont tout aussi importants car ils permettent de mieux cerner les Montalto et aussi de découvrir d’autres parcours de vie, que ce soit en Italie ou aux États-Unis. Avec plus ou moins de réussite certes, mais tout aussi réaliste, enfin je pense.

J’ai maintenant envie d’une suite, parce que l’épilogue nous fait miroiter des choses et des évènements et ma curiosité de lectrice en veut plus.

J’espère donc qu’une suite est dans les tuyaux.

Date de sortie : 2026.
Maison d’édition : Folio.
Nombre de pages : 688 pages.

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