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Peau d’ourse

de Grégory Le Floch.

Synopsis

Mont Perdu a des rêves qui ne sont pas ceux de son village des Pyrénées encore aux prises avec des traditions archaïques. L’adolescente, corpulente, lesbienne, victime de harcèlement, trouve refuge auprès des montagnes, les seules qui lui parlent et la comprennent. Et peu à peu, Mont Perdu va se métamorphoser en ourse. Transposant dans une langue actuelle, poétique et crue, une légende de femme sauvage, Grégory Le Floch nous conte la folle échappée d’une jeune héroïne queer à la croisée de tous les combats écologiques et humanistes de notre époque.

Mon avis

Peau d’ourse évoque des thèmes qui nous parlent tous ou qui nous ont parlé à un moment de notre vie : l’adolescence et la difficulté parfois de s’accepter, difficulté qui peut perdurer malgré tout.

Se faire aux changements induits par les hormones : les poils, son poids.

Nina, enfin Mont Perdu, se sent emprisonné dans son corps et subi aussi les moqueries voire le harcèlement de ses camarades sur fond de grossophobie et plus tard d’homophobie.

Il est indéniable que le roman traite de sujets importants et j’ai bien aimé ce petit côté journal intime d’une ado qui se cherche.

Bien sûr, qui dit ado, dit langage et ce n’est même pas ça qui m’a le plus dérangé parce que ça colle au personnage.

En revanche, j’ai eu du mal avec les scènes à connotation sexuelles posées là sans rapport particulier avec l’histoire, si ce n’est de savoir que Nina aime les femmes.

Le parallèle avec la nature et intéressant mais cela entre parfois dans des longueurs que je trouve parfois inutiles.

Je pense cependant que la descritpion des habitants du village peut être assez fiable à la réalité, là où les mythes et les légendes rythment la vie des gens en otarcie. Où tous les changements est mal vu, où tout le monde se tait mais parle par derrière.

Ce ne fut pas un coup de coeur, et même si le thème est en soit intéressant, il n’empêche que pour moi, certains choix sont questionnables.

« Je peux passer quatre jours, une semaine même, sans parler à quelqu’un. Et plus ça dure, plus je me dis que ça reviendra jamais, que mes cordes vocales sont foutues pour toujours. »
Date de parution : 2025.
Maison d’édition : Seuil.
Nombre de pages : 229 pages.
Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.

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