d'Andrew O'Hagan.
Synopsis –
Écosse, été 1986. Sur fond de thatchérisme sauvage, un groupe de jeunes gars de la classe ouvrière décide de suivre Tully Dawson pour fêter la fin du lycée dans un festival de musique mythique à Manchester, la Mecque du punk rock et de la new wave. Ce voyage vibrant sera aussi le début de la vie adulte et la promesse que les passions qu’ils partagent – la musique, le cinéma, l’humour, la provoc – résisteront toujours. Trente ans plus tard, le téléphone sonne. Tully annonce une nouvelle importante, une nouvelle qui va tout renverser…
Mon avis –
Les Éphémères est, je dirais, une ode à la jeunesse, à l’insouciance d’être adolescent, ou jeune adulte.
Mais c’est aussi un pacte d’amitié, entre d’abord deux jeunes hommes : James et Tully.
Le livre est divisé en deux parties bien distinctes.
La première se centre sur l’adolescence et la jeunesse des protagonistes où l’excès et l’insouciance sont les maîtres mots. La musique et les films, l’alcool et la drogue font vivre ce groupe d’adolescents.
On les suit dans leurs péripéties comme un énième membre, assis au bar ou en plein concert.
Attention, cependant, la première partie doit se lire avec un dictionnaire musical, car il y a beaucoup de références aux groupes punk britanniques de l’époque. Et il est vrai que c’est un contenu assez niche et ça m’a parfois sorti de ma lecture.
La deuxième partie est beaucoup plus dure à lire, surtout en termes de fond : la fin de vie et comment se l’approprier.
Peut-on choisir de mourir comme on le souhaite ? A-t-on le droit de l’imposer aux autres ? J’ai déjà mon avis sur la question et je suis 100 % derrière Tully, mais je comprends aussi les points de vue des autres personnages.
Ce livre oppose aussi nettement les jeunes et les adultes. Tully et son père, comme deux générations qui ne se comprennent pas. James qui divorce de ses parents, et c’est un peu l’essence même des années 80. Un nouvel ordre, une fracture, le clash des générations.
Pour finir, pourquoi les éphémères ? Parce que selon moi, nous le sommes tous. L’adolescence, la jeunesse, l’insouciance, la vie, la maladie. Nous ne sommes pas faits pour être immortels et heureusement.
