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L’Oiseleuse de la Reine

d'Isabelle Duquesnoy.

Synopsis

1786. Pour échapper au couvent ou au bordel, Liselotte épouse le riche et vieux baron de Beaupré, qui, bientôt victime d’une crise d’apoplexie, laisse son élevage d’oiseaux à l’abandon. Or la Reine, Marie-Antoinette, s’entiche de plumes portées par une amie de Liselotte et décide de lui en passer commande. La jeune baronne entreprend alors de repeupler son domaine d’espèces exotiques et précieuses, avec le soutien de Narong, un mystérieux étranger venu du Siam.

Mais la colère du peuple éclate… Le paradis bâti par Liselotte, devenue oiseleuse, est menacé. Pourra-t-il survivre à la Révolution ?

Mon avis

L’Oiseleuse de la Reine nous plonge dans les mémoires de Liselotte Cadet de Beaupré. Famille qui a d’ailleurs vraiment existé.

Liselotte n’est d’ailleurs pas du tout noble mais plutôt petite bourgeoise, et encore que. À la mort de ses parents, son frère Jacques décide de la marier à un vieux baron pour s’en débarrasser et assurer quelques revenus si cette dernière donne par chance un héritier.

Liselotte se marie donc avec Casimir, baron Cadet de Beaupré, qui possède un domaine assez conséquent et qui organise des chasses et des lâchés de faisans pour les autres nobles du coin. Ça permet de mettre du beurre dans les épinards.

Bon, concrètement, pas fan de Casimir dès le départ. C’est le vieux rustre de service et qui n’hésite pas à remettre sa femme à sa place en lui rappelant bien des fois qu’elle n’est qu’une pauvre paysanne de base (et c’est même pas vrai), alors que ses manières à lui sont loin d’être civilisées.

Bref, Liselotte peut compter sur Sophie d’Aubigny, sa petite lueur dans les ténèbres de sa nouvelle vie, qui va la guider à travers les affres de la noblesse.

Le roman est divisé en trois parties : je dirai que la première se concentre davantage sur la nouvelle vie de baronne de Liselotte et sur les mésaventures qu’elle peut rencontrer, comme l’AVC de son affreux mari et la perte de sa fille, morte-née par empoisonnement au mercure.

La deuxième partie du roman est davantage centrée sur la recherche de solutions pour remettre le domaine de Beaupré à flot et l’apparition et l’installation de Narong, ce jeune homme qui arrive de Siam (Thaïlande aujourd’hui) et qui va s’atteler à la remise sur pieds et à la remise en ordre de la vie de Liselotte. Bien que cette dernière ait davantage été aidée par la marquise d’Aubigny et la reine (dans une autre mesure).

La troisième partie se concentre davantage sur la période révolutionnaire et une certaine période de prospérité pour Liselotte. Bien que cet état ne soit que passager (et oui, la prise de la Bastille, quoi).

Ne négligeons pas la relation entre le haut et le bas, soit les nobles et leurs serviteurs. Liselotte est entourée d’une équipe de gens qui sont tout de même fidèles à leur baronne et qui vont l’aider à maintenir un semblant de vie sur le domaine lorsque cela sera difficile. J’ai particulièrement aimé Thérèse, qui m’a fait rire avec ses nombreuses remarques à chaud et ses sorties.

Bien que la partie oiseaux ne m’ait pas particulièrement passionnée, j’ai tout de même trouvé ça intéressant de relier ce commerce à la cour de France et surtout à la mode. J’ai très bien pu m’imaginer les membres de la cour habillés de plumes d’autruche ou de faisans pour décorer les cheveux de ces dames.

Bon, je ne parlerai pas de la relation amoureuse entre Narong et Liselotte parce que je ne suis pas fan de romance et que pour moi ça n’est pas le cœur du roman. Bien que j’ai aimé le fait que Liselotte ait envie d’un homme à ses côtés mais ne veuille pas que ce dernier gère son affaire à sa place comme l’aurait fait son frère ou son premier mari. Si je devais placer Narong dans l’histoire, ce serait surtout pour montrer que Liselotte souhaitait tout de même rester indépendante malgré les sentiments qu’elle avait pour lui.

Pour finir, parlons des notes de bas de page ! Mais j’ai trouvé ça tellement bien ! C’était précis mais en même temps rempli d’humour et ça allégeait les apports historiques de l’autrice. J’ai vraiment adoré et j’espère qu’il en sera ainsi dans les prochains romans (oui, parce que je compte acheter les prochains, bien sûr).

J’ai hâte de connaître la suite des aventures, enfin du mémoire de Liselotte et de comment elle s’en est sortie !

« Avoir passé mon enfance à craindre l’autorité de mon père, puis celle de mon frère, pour finir sous le joug d’un mari, j’étais fermement décidée à ne plus jamais avoir à me soumettre aux avis d’un homme, fût-il le plus caressant. »
Date de parution : 2025.
Maison d’édition : Éditions Points.
Nombre de pages : 528 pages.
Lecture dans le cadre du Prix des Lecteurs du Meilleur Roman 2026 des Éditions Points avec Version Femina – Service de Presse.

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