You are currently viewing Quitter Berlioz

Quitter Berlioz

d'Emmanuel Flesch.

Synopsis

Younes veut croire en sa dernière chance. À vingt-trois  ans, il sort de prison. Sa libération anticipée est assortie d’un  placement sous surveillance électronique  : chaque soir, après le  travail, il devra rentrer à Berlioz, la cité de son enfance.
 
Il reprend aussitôt du service comme coursier-moto chez Panam’Expres, où il s’apprête à revoir Serge, son meilleur ami.
 
Ils ont grandi sur la même dalle de béton. Ont fait ensemble les  quatre cents coups. Et, malgré le fossé qui se creusait entre  les communautés, ils sont restés fidèles l’un à l’autre.
 
Retrouvant tour à tour ses camarades de course, la frénésie parisienne, les périls du dernier kilomètre, Younes s’accroche à cette drôle de liberté, suspendue au joug de son bracelet électronique. Jusqu’au jour où l’amour frappe à sa porte.

Mon avis

Quitter Berlioz, c’est l’histoire de Younes, de Serge, de Boualem et de Marcel.

C’est l’histoire de jeunes gens et de moins jeunes qui slaloment entre les voitures dans les rues de Paris et sur le périphérique pour livrer des plis et gagner des sous.

C’est aussi l’histoire d’un quartier, de Berlioz et de ses habitants. Les Maghrébins et les Blancs, qui font le même métier, qui sont ouvriers mais qui ne se mélangent pas.

Sauf Younes et Serge qui deviennent amis, frères, qui se rapprochent et qui s’éloignent au gré des âges et des expériences de chacun.

J’ai bien aimé Younes, j’ai aussi bien aimé Serge qui essayent depuis leur plus jeune âge de se détacher de ce qu’ils sont et de ce qu’ils doivent être.

Younes, très intelligent, de bons résultats à l’école, un avenir prometteur, ne peut cependant pas échapper à la cité, à son frère toxico, et j’ai vraiment espéré tout le long du livre qu’il s’en sorte, qu’il s’en aille loin pour saisir sa chance. Cependant, tout le retient : sa cheville, sa cité, ses fantômes.

Serge s’en sort mieux que son meilleur ami, plus indépendant mais franchement pas plus courageux. Père violent, famille brisée, Serge est un peu le pilier stable de Younes, le phare dans la nuit, mais tout n’est pas rose.

En fait, c’est un peu une succession d’actes manqués, de chances non saisies et c’est un peu rageant quelquefois parce que ces personnages, tous autant qu’ils sont (sauf Vincent), méritent mieux et bien plus.

« Le dernier mirage s’est évaporé, laissant apparaître dans toute sa nudité, et pour seul horizon, une dalle de béton. »
Date de parution : 2025.
Maison d’édition : Calmann-Levy.
Nombre de pages : 256 pages.
Lecture dans le cadre du Prix Littéraire des Enseignants de l’Académie de Créteil 2026 – Service de Presse.

Ne manquez pas les nouveautés sur l'Étagère !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité

Laisser un commentaire