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La Correspondante

de Virginia Evans.

Synopsis

« Je me suis mise à écrire des lettres, et c’est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j’en écrivais une, j’en recevais une en retour. Cela surprend, mais j’ai découvert que la plupart des gens répondent. La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l’avais adressée à P. L.Travers, au sujet de son livre Mary Poppins. »


Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d’une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n’aspire qu’à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux.


Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C.S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d’une femme multiple, dans un premier roman mordant.

Mon avis

Une lecture Bookclub Kube qui m’a beaucoup plu.

Sybil est, certes, une vieille femme avec son caractère, à cheval sur ses principes et pas forcément très aimable, mais j’ai connu bien pire et je me suis rapidement attachée à elle.

Je trouve que c’est une femme incroyable qui a eu une vie bien remplie malgré tout : l’époque à laquelle elle a fait carrière, des joies et des malheurs qui brisent pour toujours.

Je n’avais jamais lu de roman épistolaire et pour une première découverte je n’aurais pas pu rêver mieux. Ça n’était jamais de trop ou trop lourd. J’ai tout de suite été happée par le style. Tout se lit rapidement et facilement. J’avais dit au début de ma lecture que je serais soit une policière qui mène l’enquête, soit une petite-fille qui découvre un carton rempli de lettres dans le grenier de sa grand-mère. Eh bien, je suis nettement tombée dans la deuxième catégorie et j’irais même plus loin : cette lecture peut assouvir la curiosité de n’importe qui. Parce qu’on veut toujours lire la suite.

Sybil est tantôt incisive dans ses écrits, tantôt attentionnée et légère, voire drôle, mais surtout elle ne se laisse impressionner par personne, que ce soit sa famille, ses amis ou bien de simples (illustres) inconnus.

Sybil est aussi une femme hantée par ses propres fantômes et surtout par un en particulier qui la suivra tout au long de ses correspondances.

Cette lecture montre que même si nous avons vécu vieux, voire très vieux, nous ne cessons d’apprendre des choses sur nous et sur la vie, sur les gens qui nous entourent. Les révélations se font à tous les instants et les premières expériences n’ont pas d’âge.

J’ai aimé voir Sybil nouer des relations très différentes, les voir évoluer et lui apporter quelque chose de différent à chaque fois.

Je me dis aussi qu’il est parfois plus facile de se confier à des gens qu’on ne connaît pas vraiment et qu’on est certainement (consciemment ou inconsciemment) plus exigeant avec des membres de notre famille.

Mention spéciale pour le design du livre et le travail de la maison d’édition. Le livre se transforme en enveloppe et contient notre lecture et c’est très bien pensé.

Sybil m’a donné envie de prendre mon stylo ou mon clavier et de correspondre. Et c’est grâce au Book Club de Kube que j’ai envoyé un mail à Diana Gabaldon, l’autrice d’Outlander, pour lui dire tout le bien que je pensais d’elle (et pour savoir si elle avait fini le tome 10). J’ai sauté le pas et recevoir une réponse m’a fait énormément plaisir, comme une enfant à Noël. Donc lancez-vous dans la lecture, dans l’écriture, lancez-vous dans tous les sens du terme.

Date de sortie : 08/01/2026
Maison d’édition : La Table Ronde.
Nombre de pages : 336 pages.
Lecture offerte dans le cadre du Bookclub La Kube.

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