de Lawrence Hill.
Synopsis –
Abducted from her West African village at the age of eleven and sold as a slave in the American South, Aminata Diallo thinks only of freedom – and of finding her way home again.
After escaping the plantation, torn from her husband and child, she passes through Manhattan in the chaos of the Revolutionary War, is shipped to Nova Scotia, and then joins a group of freed slaves on a harrowing return odyssey to Africa.
Mon avis –
The Book of Negroes de Lawrence Hill est un véritable coup de cœur littéraire. Bien évidemment, je suis toujours un peu en retard puisque le livre est sorti originellement en 2007. Mais le livre tient son nom d’un document historique datant de 1783 (donc finalement je suis pas trop mal).
Si mes élèves se débrouillaient davantage en lecture, je l’aurais mis à 100 % dans ma bibliothèque de classe. Car même si c’est un récit fictif, ce dernier montre très bien les mécanismes de l’esclave.
De l’enlèvement de la jeune Aminata dans son village natal en Sierra Leone, à son voyage forcé jusqu’à la côte et sur l’océan Atlantique, à sa vente et son rachat en Caroline du Nord. Et l’histoire se répète malheureusement plusieurs fois. Ceci sans compter les nombreux voyages et les nombreuses pertes : famille, amis, foi. Aminata a vécu ce que peu supporteraient aujourd’hui mais qui existe encore malheureusement aujourd’hui.
Je ne me suis pas ennuyée une seule fois en lisant l’histoire d’Aminata, qui est aussi l’histoire de millions d’Africains, enlevés à leur continent pour servir des intérêts qui n’étaient pas les leurs.
Bien évidemment, la cruauté est présente à tous les niveaux. Sur le trajet et dans les plantations, même chez les gens que l’on pensait pourtant contre le système esclavagiste.
Aminata a survécu grâce aux mots. Mots qu’elle avait déjà appris avec son père, qu’elle a entretenus avec un de ses maîtres et qu’elle a cultivés grâce à ses relations et sa détermination.
Il est intéressant de voir son retour à son pays natal et ses discussions avec les esclavagistes. Eux, qui, pour justifier leurs actions, vont jusqu’à dire que grâce à eux, Aminata sait lire et écrire et peut ainsi échapper à la barbarie de son peuple et avoir des vêtements sur le dos et des chaussures aux pieds. Chose qui, soyons honnête, lui serait tout de même arrivée si elle était restée avec ses parents.
L’autre facette intéressante à voir lors de son retour en Afrique est comment elle est perçue par les Africains. Elle n’est alors plus considérée comme une native du continent mais comme une Blanche, une Américaine. Après 40 ans de déracinement, son pays n’est pas si prêt de la réaccueillir comme l’enfant du pays car tout a changé.
De plus, j’ai aimé voir le mouvement abolitionniste prendre racine, aux États-Unis mais aussi en Afrique, puis en Angleterre. Bien évidemment, le mouvement ayant ses défauts et préférant faire ami-ami avec le diable tout en ayant ses batailles à côté, poussant ainsi Aminata à être témoin de ce qu’elle a elle-même vécu sans ne rien pouvoir faire.
Pour finir, la fin m’a particulièrement touchée. Aminata retrouve enfin une stabilité qui lui est due après toutes ces années de voyages forcés ou choisis. Mais elle retrouve l’être cher qu’elle a perdu des années auparavant et j’ai trouvé ça très beau. Une boucle, bouclée. Un héritage enfin transmis et un combat qui pourra continuer.
En tant qu’English teacher, ce livre ne peut que nourrir mes cours et les histoires que je pourrai raconter à mes élèves et je ne peux que le recommander pour la profondeur et la beauté de l’histoire, pour le message et le récit de l’Histoire
