de Pip Williams.
Synopsis –
When the men leave for the Western Front, Peggy and her friends must shoulder the burden at home. As she moves between the bookbindery where she works and her narrowboats full of memories, Peggy’s dreams of escaping for a new life feel ever more remote.
But the war brings people together in unexpected ways. New friends and lovers offer new opportunities but also present difficult choices – and Peggy must write her own story.
Mon avis –
La Relieuse d’Oxford nous offre la Première Guerre mondiale du point de vue de jeunes femmes. Des jeunes femmes qui travaillent pour la patrie ou des jeunes femmes qui partent sur le front pour soigner.
Une fois n’est pas coutume, les femmes vont devoir mettre de côté leurs ambitions politiques et personnelles pour les affaires des hommes. Car oui, le combat pour le droit de vote des femmes n’avait jamais été aussi bouillonnant qu’avant la déclaration de la Première Guerre mondiale.
Peggy et Maude sont deux sœurs jumelles travaillant à l’atelier de reliure d’Oxford. Oxford, qui est aussi une célèbre université.
Et tous les jours on répète à Peggy qu’elle est là pour relier et non pour lire, et surtout, qu’il faut qu’elle reste à sa place.
Peggy rêve de pouvoir traverser la route et d’aller à l’université, mais elle ne fait pas partie de ce monde. En plus de tout ça, elle doit s’occuper à chaque instant de sa sœur Maude, déficiente mentale, depuis la mort de leur mère.
J’ai apprécié cette lecture mais il m’a manqué un petit truc, un petit peu plus de rage et d’ambition.
Il est très bien dit et décrit dans le livre, les conséquences du départ des hommes. Des places qui deviennent vacantes, un ralentissement de la production mais aussi de nouvelles opportunités pour les femmes. Or, j’aurais tellement aimé que Peggy saisisse plus sa chance.
Je me rends bien compte qu’elle a des responsabilités à assumer mais elle possède un village autour d’elle, prête à l’aider avec sa sœur. Sœur qui d’ailleurs semble très bien se débrouiller sans elle et ça, ça m’a fait plaisir.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Tilda, qui, elle, n’hésite pas à saisir sa chance et à partir sur le front. Ses lettres ou ses fragments de lettres montrent bien l’horreur du front et la propagande qui s’y rattachent. J’ai presque trouvé que ses lettres étaient les seuls moments d’action du livre.
Un autre personnage que j’ai un peu moins aimé, c’est celui de Lotte. Réfugiée belge, elle est restée énigmatique une bonne partie du livre et même si j’ai compris sa fin, je n’ai pas apprécié sa personnalité.
Mon petit côté romantique a beaucoup aimé le personnage Bastiaan. J’espère qu’il aura eu son happy ending.
Pour finir, le livre nous montre aussi les fractures sociales dans une société recomposée, réunie dans la différence. En effet, Gwen et Peggy nous montrent bien cette différence, deux femmes qui ne pourront jamais totalement se comprendre. Les riches contre les pauvres, les Town contre les Gown.
