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Le Cercle des Jours

de Ken Follett.

Synopsis

Seft est tailleur de silex. Sous la chaleur estivale, il traverse la Grande Plaine pour participer aux célébrations du solstice d’été qui marquent une nouvelle année. Il espère y vendre le fruit de son travail… et revoir Neen dont il est épris. Issue d’une famille puissante d’éleveurs, la jeune fille pourrait lui offrir une nouvelle vie, loin de la violence de son clan.

Mais c’est Joia, la soeur de Neen, qui va changer le destin de tous. Visionnaire et déterminée, elle rêve de bâtir un immense cercle de pierres pour rassembler les communautés ennemies de la plaine. À ses côtés, Seft va s’engager dans un projet fou : ériger un monument sacré, malgré la sécheresse, les mauvaises récoltes et les conflits qui s’intensifient. Mais quand un acte d’une cruauté insoutenable déclenche la guerre, le rêve de paix et d’unité menace de s’effondrer…

Mon avis

Le Cercle des Jours réunit à peu près tout ce qui fait la recette d’un bon roman de Ken Follett : un personnage sur qui on ne misait pas au départ, une histoire d’amour, des complots et une quête difficile à réaliser.

Étant une grande fan de la saga de Kingsbridge, j’étais absolument ravie de la sortie de ce nouveau roman puisque j’adore l’auteur.

Cependant, et cela me coûte de dire cela, je n’ai pas été réellement transporté par l’histoire et je n’ai pas dévoré ce livre comme Les Piliers de la Terre.

Alors bien évidemment, je ne sais pas si le but était de faire une histoire comme celle de Kingsbridge, mais je n’ai pas trouvé la petite étincelle que j’ai ressentie en lisant pour la première fois Les Armes et la Lumière (d’ailleurs, j’ai commencé la saga à l’envers).

L’histoire aurait pu certes être intéressante mais je crois que j’ai un problème avec les histoires qui se passent à la Préhistoire. Peut-être parce que c’est trop loin de moi et que ça ne m’intéresse pas particulièrement.

J’ai trouvé le principe de différentes histoires intéressantes, il y a souvent une tonne de personnages dans les romans de Ken Follett et ça ne me fait pas particulièrement peur. Cependant, j’ai trouvé les personnages assez fades et sans profondeur, les méchants et les gentils. Les méchants ont souvent plusieurs facettes, sont certes cruels mais aussi fourbes et il est difficile de les avoir car intelligents. Là j’ai juste trouvé Troon bête et méchant sans profondeur.

D’autres personnages sont par ailleurs très sympas, hein, mais j’ai trouvé qu’à la limite les deux personnages intéressants et à avoir une évolution sont Seft et Joia, et encore que c’était assez prévisible.

Les dialogues sont, je trouve, assez plats et je ne sais pas si cela est dû au fait que les personnages ne soient en soi pas très évolués, mais ils sont d’une simplicité sans nom. Sans compter le fait que les personnages ne se prennent jamais vraiment trop la tête alors qu’il y aurait de quoi ou sont très souvent d’accord très vite.

La construction de Stonehenge, ce qui est tout de même le centre de l’histoire, est pratiquement reléguée au deuxième plan et devient réellement l’objet du récit vers la fin du roman. Même si, oui, je conçois que transporter des énormes pierres ne se fait pas du jour au lendemain, j’aurais aimé un peu plus de contenus sur cette partie.

Enfin, du point de vue négatif, certains dialogues et certaines parties sont selon moi un peu too much. Je parle ici des scènes de sexe qui n’apportent rien du tout au récit. Et attention hein, je ne suis pas prude et ça ne me dérange pas d’en avoir dans les livres et je ne sais pas si cela vient de la traduction qui, soit dit en passant, n’est pas non plus parfaite, mais vraiment, je n’ai pas trouvé ces scènes utiles, ni bien écrites, juste vulgaires.

Pour finir, je ne dis pas que tout est à jeter, c’est Ken Follett quand même. Certaines scènes m’ont presque tenue en haleine et j’ai même été surprise et j’ai cru entrevoir ce qui a fait la réussite de l’auteur. J’ai aussi aimé voir des femmes devenir fortes et se soutenir et devenir puissantes, des femmes soumises s’affirmer et voir les hommes cruels décliner.

Le Cercle des Jours m’a certes fait replonger dans l’univers Ken Follett et j’en suis très heureuse, mais je n’ai pas été 100 % convaincue et reste donc sur ma faim.

Date de parution : 2025.
Maison d’édition : Robert Laffont.
Nombre de pages : 616 pages.

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