de Henrike Engel.
Synopsis –
Port de Hambourg, 1910.
Après douze ans passés en Angleterre, Anne Fitzpatrick revient dans sa ville natale, pleine d’espoir. Diplômée de la faculté de médecine de Londres tout juste ouverte aux femmes, elle est déterminée à mettre ses compétences au service des plus démunies, en créant un dispensaire dans un quartier défavorisé. Mais son combat n’est pas du goût de tous, et elle doit faire face à une violente hostilité.
Le jour où deux corps de femmes sont retrouvés à quelques mètres de son établissement, Anne comprend que c’est un avertissement qui lui est destiné. Réussira-t-elle à arrêter le meurtrier tout en protégeant les femmes auxquelles elle vient en aide ?
Une enquête passionnante dans le Hambourg du début du xxe siècle qui dessine le portrait d’une femme pionnière et engagée, résolument en avance sur son temps.
Mon avis –
J’ai trouvé Les Femmes du Dispensaire, tout à fait par hasard dans un magasin dont on ne dira pas le nom mais je n’ai pas trop hésité à l’acheter. La couverture m’a convaincu sans problèmes.
Je suis une aficionado des romans historiques et si je n’avais pas été prof d’anglais, j’aurais été prof d’histoire-géo (mais je n’aime pas trop la géographie alors bon…).
Le roman suit Anne, fraîchement débarquée de Londres, médecin diplômée et qui travaille pour une association pour femmes déchues ou en difficultés d’un quartier pauvre de Hambourg. On suit aussi Helene, jeune femme de la haute bourgeoisie qui a envie de s’affranchir d’une vie toute tracée. Et enfin, Berthold, un policier bourru et accablé par le chagrin.
Au milieu de tout ça, on a le cousin allemand de Jack l’éventreur qui sème la terreur sur les docks de Hambourg.
L’alternance des points de vue entre les trois personnages est intéressante et permet d’avoir toutes les facettes de la société hambourgeoise. Avec Anne, on a accès à la pauvreté, les femmes qui galèrent avec leurs enfants et qui doivent trouver des solutions pour survivre, avec Helene on peut apercevoir les strates de la haute bourgeoisie et les attentes qu’ont les parents pour leurs filles. Et avec Berthold on a le côté plus politique.
Ce que j’ai aimé ce sont les références historiques, bien sûr, à Linda Gustava Heymann, l’une des pionnières du mouvement féministe en Allemagne. Elle est un peu la base du roman et permet de justifier le milieu social dans lequel se déroule l’histoire. Mais j’ai aussi aimé le côté policier du roman, avec des techniques qu’on utilise encore aujourd’hui mais plus rapidement bien évidemment comme l’analyse d’empreintes ou de sang. La renommée de Jack l’Éventreur n’est jamais très loin et c’est vrai que ça amène un vrai petit côté mystère et de « pourquoi pas ? ».
En tout cas, c’est un roman qui se lit bien et disons que l’Allemagne ça change un peu des États-Unis ou de l’Angleterre.
